Nous vous invitons à la journée-rencontre avec frère dominicain, théologien et philosophe

Dominique COLLIN "l'Évangile, parole vivante?",

19 Octobre 2019 à 9h
à la chapelle Saint-Bernard
(rue de Viville 6, Arlon).

Déroulement de la journée:

9h00 Accueil

9h15 Mot d'introduction par Wenceslas

9h30 Echos de trois lecteurs

10h00 Conférence de Dominique

11h00 Pause café

11h20 Questions-réponses

12h20 Pique - nique

14h Les ateliers de l'après-midi sur inscription

16h Célébration de la parole

L'après- midi nous allons travailler en petits groupes sur les questions posées après la conférence.

N'oubliez pas vous inscrire pour les ateliers de l'après-midi au secrétariat de

Saint-Martin : 063/22.65.07, saintmartinarlon@gmail.com.

Au plaisir de vous y voir!


Homélie du dimanche 22 Septembre 2019. 25ème dimanche du temps ordinaire. PDF Imprimer Email
Année 2019

Dans l'Evangile, Jésus parle souvent de l'argent : pour faire l'aumône, pour dire la joie de retrouver la pièce que l'on a perdue ; à propos de l'impôt et du salaire, à propos aussi des dettes que l'on a ou des talents à faire fructifier. Jésus reconnait donc l'importance de l'argent comme expression des échanges entre les hommes, mais il en souligne le danger la richesse est recherchée pour elle-même et s'il est devenu notre maître alors qu'il est un simple outil.

Le récit d'aujourd'hui décrit une affaire de corruption ou de fausse facture, semblable à celles dont parlent souvent les médias d'aujourd'hui. Et il nous dit que bien des gens, pourtant très habiles et intelligents, se laissent prendre par ce que Jésus appelle l'argent trompeur. L'argent est utile, mais soyons vigilants, il est plus malin que nous : Vous croyez le posséder ; c'est lui qui vous possède.

Ce qui est mis en valeur, c'est l'habileté des « fils de ce monde ». Quand il s'agit de leurs intérêts personnels, ils savent trouver des solutions. Dans la parabole d'aujourd'hui Jésus regrette que les gens mettent davantage leur habileté ou leur intelligence au service de l'argent, (et surtout de l'argent malhonnête), qu'au service du royaume de Dieu. Comment se fait-il que les disciples de Jésus, les fils de la lumière, soient bien souvent si peu habiles et imaginatifs pour construire ce royaume Dieu ? Jésus nous demande de ne pas laisser l'initiative de l'intelligence aux « fils de ce monde». Mettons une véritable habileté au service de la lumière que Jésus nous a confiée pour tous.

Le Christ voudrait bien que les « fils de lumière » soient habiles pour que l'argent serve à tous. Le pape François nous invite « à répondre à cette ruse mondaine par la ruse chrétienne, qui est un don de l'Esprit Saint ». Il s'agit de s'éloigner des valeurs du monde pour vivre selon l'Évangile.

À travers cet enseignement, le Christ nous appelle à choisir entre l'esprit du monde et lui, entre la logique de la corruption et de l'avidité et celle de la rectitude, de la douceur et du partage ». « Faites-vous des amis avec le malhonnête argent, afin que le jour où il ne sera plus là, ces amis vous reçoivent dans les demeures éternelles ». Sainte Teresa de Calcutta avait bien compris ce message : Ces amis, ce sont les plus pauvres parmi les pauvres, les miséreux, les exclus.

À travers eux, c'est Jésus qui est là. Chaque fois que nous nous mettons à leur service, c'est lui que nous servons. La principale amitié qu'il nous faut chercher c'est celle de Dieu. Il est notre richesse suprême qui nous permettra d'être accueillis « dans les demeures éternelles ».

L'Evangile nous dit : « là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». Alors demandons-nous : où est notre vrai trésor ? Qu'est-ce qui nous tient vraiment à cœur ? Pour Dieu la réponse est claire : son trésor, le trésor de son cœur, c'est nous. Pour les croyants, les croyants au sens vrai du terme, ceux qu'on appelle dans la Bible « les pauvres du Seigneur », il en va de même en retour : ils ont découvert que Dieu pouvait être leur trésor c'est en lui qu'ils ont mis leur confiance, leur foi, leur cœur. C'est de Lui qu'ils savent pouvoir attendre leur vie et la figure par excellence, le modèle achevé de cette attitude, c'est Marie. Telle est la foi que vous, les catéchistes, vous allez proclamer tout à l'heure, et que vous aurez à essayer de faire découvrir aux enfants : la foi comme une relation personnelle, confiante, heureuse avec le Seigneur.

Avançons-nous plutôt devant lui avec une humble et joyeuse confiance en lui disant : Oui, béni sois-tu, Seigneur, toi qui nous donne ce pain, ce vin, fruits de la terre que tu nous as confiée et de notre travail à tous. Nous te présentons en même temps nos personnes, nos biens, notre argent : que par ton amour, par la grâce du Christ et la force de l'Esprit, ils deviennent vie, solidarité, fraternité universelle. Amen.

Abbé Vincent Ngyen.