Inscriptions à la catéchèse 2019-2020

Pour les paroisses St-Donat, St-Martin,
Bonnert, Frassem, Guirsch, Viville et Waltzing.

Inscription à l'éveil à la foi (1e année - enfants nés en 2013) : le 25/9 à 20h à la Salle St-Martin 17 rue Jean Koch ou  le 26/9 à 20h à l'Eglise St-Donat

Inscription à la découverte de Jésus* (2e année) : le  9/9 à 20h à l'Eglise St-Donat ou le 10/9 à 20h à la Salle St-Martin 17 rue Jean Koch

Inscription à l'accueil du pain de vie* (3e année) : le 16/9 à 20h ou le 23/9 à 20h à la Salle St-Martin

* la participation à l'étape précédente est une condition indispensable à l''inscription à cette étape

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Homélie du dimanche 4 Août. 18ème Semaine du Temps Ordinaire . PDF Imprimer Email
Année 2019

Frères et sœurs, le début de l'Évangile nous présente un verbe intéressant, celui de partager. Comment vivons-nous le partage aujourd'hui ?

Voilà que les deux frères ne parviennent pas à partager l'héritage de leurs parents. Le partage est devenu pour eux source de jalousie, de division.

Jésus, à la lumière de sa parabole et de son enseignement, veut élargir l'horizon : la fraternité est universelle et l'héritage, c'est celui du Royaume des Cieux. L'héritage de Jésus prend racine dans sa vie même. Son témoignage n'a pas de prix. Il se donne pour le Salut du monde et nous offre ainsi l'héritage de la vie éternelle en Dieu. Nous en sommes tous et toutes les héritiers avec lui et les responsables en faisant fructifier l'héritage et en le partageant avec tous et toutes.

Cet homme dans la parabole est l'opposé d'un partageur. Il n'utilise que le pronom personnel « je » ou « moi », il ne pense qu'à lui, à son « égo ». Il est autocentré sur lui-même et ne pense pas du tout aux autres. On n'ignore même s'il a une famille, une femme, des enfants, des amis, il n'en fait pas mention. Ce qui compte pour lui c'est d'accumuler sa richesse, sans but particulier à part le plaisir de s'enrichir pour s'enrichir. C'est l'amour fou du Mammon. Jésus regrette cette attitude, car à la fin de sa vie, cet homme n'aura rien partagé ni fait fructifier, il aura eu, finalement, une vie très pauvre.

Jésus nous avertit que ce n'est pas la possession et les biens acquis qui apportent le bonheur et qui font l'avenir de l'homme, de la femme. Ce qui compte, c'est d'être riche en vue de Dieu, ce qui nous garantirait une vie réussie.

Alors on peut se demander que veut dire être riche en vue de Dieu ? C'est déjà penser aux autres, surtout aider ceux et celles qui sont dans le besoin, et vivre dans la relation. La richesse, elle est de l'ordre de l'amour, de la fraternité, de la vie de famille, du partage, du service et d'humanisation. Il ne s'agit pas seulement du partage de mes biens matériels, mais aussi de mon temps, de ce que je suis, de mon cœur.

Être riche en vue de Dieu c'est prendre en considération l'héritage qui nous est fait. L'héritage, c'est la Création : comment la préservons-nous, en prenons-nous soin, partageons-nous ses bienfaits comme l'eau ou la nourriture, sachant qu'il y a beaucoup d'inégalités, d'injustices sur terre ?

Mais certains continuent d'amasser, de piller les richesses de ce monde pour le malheur de tant de populations qui croupissent dans la misère, la famine, le chômage, la maladie, le malheur...

Récemment, l'actualité faisait écho d'un chef de l'État d'un pays africain qui, pour garantir sa sécurité personnelle, s'est fait le luxe de s'acheter une limousine la plus chère au monde, avec des blindages hors normes, à plus d'un million d'euros. Une somme faramineuse qui donne le vertige dans un pays où son peuple vit de graves moments de détresse, où des jeunes enfants meurent chaque jour parce qu'ils manquaient de l'eau à boire... Malheureusement, ce n'est pas mon souhait, cette limousine a pris feu lors d'un déplacement. On se laisse ainsi prendre au piège de la sécurité des biens matériels en oubliant l'essentiel.

L'héritage c'est la fraternité. Comment participons-nous à un monde plus fraternel ? Comment faisons-nous disparaitre les barrières et accueillons-nous ceux et celles qui arrivent de loin et parfois en catastrophe, en détresse comme les migrants ? Arrivons-nous à voir leurs richesses au-delà de leur pauvreté matérielle ? Eux aussi ont de quoi partager et nous enrichir réciproquement.

L'apôtre Paul nous rappelle que nous sommes ressuscités avec le Christ. Nous sommes renés, par notre baptême, à la vie éternelle. Il nous demande de rechercher les réalités d'en-haut, pas seulement celles d'en-bas qui mènent à la cupidité, à l'égoïsme... Les réalités d'en-haut se trouvent dans la prière, dans la relation au Christ et aux autres, à sa Parole, à l'Eucharistie, à l'amour fraternel. Elles nous élèvent et permettent aussi d'élever notre monde. Il ne s'agit pas de s'élever tout seul, de se sauver tout seul, mais c'est tout le monde qui est élevé et sauvé par le Christ.

Notre monde d'aujourd'hui, cependant, est prisonnier d'un ordre économique qui l'empêche de s'élever, qui l'enfonce davantage dans les inégalités, les injustices et la violence. Notre monde manque de sens, il ne cherche que l'accumulation et ce au détriment de la planète et de l'humanité, quand 20% de la population consomme 80% des richesses, alors que les 4/5 % doivent se contenter des seuls 20% restants.

Le Christ est tout et en tous nous rappelle l'apôtre Paul. Pour élever notre monde, nous devons chercher à voir en chacun et chacune ce qu'il a ou ce qu'elle a de meilleur, et à mettre en commun le meilleur de notre maison commune, la terre, de notre humanité.

Si nous ne comptons pas sur le Christ, nous pourrions devenir fatalistes : rien n'est nouveau sous le soleil, tout est vanité, vapeur de vapeur. Mais si nous comptons sur le Christ, rien n'est impossible à Dieu.

Frères et sœurs, recherchons, plus spécialement pendant cet été, les réalités d'en-haut. Cherchons à nous enrichir de l'intérieur en vue de Dieu et à partager nos richesses du cœur. L'essentiel de la vie, c'est la vie selon le cœur de Dieu. Si mon cœur est tourné vers Dieu, vers mes frères et mes sœurs, alors je ferai l'expérience d'une vie heureuse, pour moi-même et pour les autres, je trouverai la vie en abondance, car je suis déjà enraciné dans l'Amour. Ma vie est enfouie en Dieu, lui dont l'amour se donne sans compter

Demandons au Seigneur qu'il donne à chacun et à chacune la grâce de faire le plein de richesse de cœur et de vie ici-bas. Que les désirs de nos cœurs soient tournés vers le Christ, la source de notre bonheur. Que nos biens de cette terre soient partagés pour ainsi contribuer au bonheur de nos semblables et que notre route vers l'avenir se fasse dans la lumière de l'espérance en la bonté de Dieu.

Abbé Jean-Claude Bambele, vicaire St Martin