Le nouveau vitrail de St Martin : "Matin de Pâques"

Essai d'interprétation

Donnons-nous la peine de nous avancer vers le chœur de l'église et retournons-nous pour avoir une vue d'ensemble du vitrail. Le regard est ébloui par la magnificence de l'œuvre et par le chatoiement des couleurs. Le vitrail est non-figuratif et laisse à chacun la liberté d'interprétation qui lui convient.

Essayons de le détailler quelque peu et laissons le regard le parcourir de bas en haut.

Le bas du vitrail frappe d'abord par son bleu nuit, qui forme une masse énorme et occupe toute la surface du bas. Il évoque dans mon esprit le monde des abysses, avec des ondulations qui font penser à des courants sous-marins.  Serait-ce le monde des enfers, dont il est question dans le credo chrétien ?

Ou encore les ténèbres de la nuit profonde après la mort en croix du Christ ?

On sent très bien que ce bleu traduit quelque chose d'inquiétant, qui a de quoi faire frémir.

Il faut distinguer dans cette masse deux zones :

-        celle du dessous, d'un bleu profond, avec au centre une tache multicolore qu'il me paraît difficile d'interpréter. Cette zone est soulignée d'une bande rouge qui fait le lien avec les bandes rouges latérales et semble encadrer tout le tableau.

-        celle du dessus, avec déjà des tons d'un bleu plus clair, où apparaît au centre une tache verte qui tranche sur le bleu. Signe d'espoir ? Évocation du tombeau où repose un corps dans une mort qui n'est que provisoire ?

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Homélie du dimanche 17 Février 2019 PDF Imprimer Email
Année 2019

J'espère que vous allez bien et que vous vous êtes plu à la séance de caté. Vous me direz peut-être que cela dépend de chacun d'entre vous. Par ailleurs, peu importe votre réponse, nous vous disons merci pour votre démarche de foi et votre présence parmi nous.


Si vous voulez bien, nous pouvons revenir sur l'évangile d'aujourd'hui. Jésus parle du bonheur. D'abord, nous savons que tout le monde cherche son bonheur et veut vivre heureux. Personne ne souhaite son malheur. Comme nous sommes en Belgique, les statistiques disent que trois belges sur quatre se disent être heureux et que pour la plupart ou ceux qui travaillent, être heureux c'est gagner au moins 4000€  par mois. Nous savons aussi d'autres moyens de recherche de bonheur existent, par exemple être bien dans sa peau, faire ce que l'on veut, n'est pas être contraint par quoi que ce soit, ni qui que ce soit, prendre des vacances, voyager vers d'autres horizons, découvrir le monde...

Nous connaissons aussi la chanson du chanteur français, Christophe Maé, « Mais il est où, le bonheur ? En l'écoutant chanter, on dirait qu'il a essayé en vain beaucoup de choses pour trouver le bonheur. C'est pourquoi,  il s'interroge pour savoir où se trouve-t-il réellement ? Nous ressemblons peut-être à Christophe Maé et nous nous posons peut-être les mêmes questions.

Il est vrai que devant des gens qui souffrent, qui se posent des questions, qui cherchent en vain leur bonheur, il n'est pas facile de leur parler du bonheur ou de leur dire qu'ils sont heureux alors qu'ils sont malheureux et pauvres. Ou leur parler de l'évangile des béatitudes de l'évangile d'aujourd'hui.

Jésus, lui aussi, en leur disant heureux, n'ignorait pas que les gens à qui il s'adressait étaient pauvres. Mais il savait par ailleurs que la pauvreté permettait à ceux qui la vivaient d'être disponibles et ouverts à l'accueil de la Bonne Nouvelle de l'évangile. Etant démunis de tout, ils sont disponibles d'ouvrir leur cœur pour ce que Jésus est en train de leur dire. Ils ne sont imbus ou gonflés d'eux-mêmes, ils sont plutôt réceptifs prêts à accueillir et à se convertir.

Ils ressemblent aux arbres qui poussent au désert ou dans la grande forêt. Les arbres qui poussent au désert ont des racines profondes, parce qu'ils doivent descendre plus en profondeur pour avoir accès pour atteindre la nappe phréatique. Ceux qui sont dans des grandes forêts denses poussent plus haut pour s'exposer à la lumière du soleil. Nous aussi, comme nous nous sentons démunis, nous pouvons descendre au plus profond de nous pour trouver Dieu qui nous y attend ou aller le chercher dans les profondeurs et richesses inouïes de son Évangile. Et nous comprendrons alors que le vrai bonheur se trouve en Dieu et c'est Dieu Seul qui peut nous le procurer.