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Homélie du dimanche 27 mai 2018 - Sainte Trinité PDF Imprimer Email
Année 2018

Frères et sœurs, en ce dimanche où nous fêtons la Sainte Trinité de Dieu, qui est l'union indéfectible entre le Père, le Fils et le Saint Esprit, Jésus nous garantit, à nous aussi, qui sommes ses disciples, de son union indéfectible, de la présence à nos côtés, à chaque instant de notre vie, de notre premier à notre dernier souffle, des trois personnes de la Trinité. « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). Cette belle et dernière promesse de Jésus à ses disciples mérite qu'on s'y arrête un peu. Jésus nous promet que nous pourrons toujours compter sur sa présence permanente et bénéfique à nos côtés.

De prime abord, la question fondamentale qui pourrait traverser chacun (e) est la suivante ? Est-ce que je sens réellement la présence de Jésus à mes côtés chaque jour ? À chacun (e) de répondre du fond du cœur. C'est sûr et certain que beaucoup parmi nous ont du mal à répondre par l'affirmative. S'il y a une chose que le chrétien(e) ordinaire perçoit peut-être avec le plus de certitude, c'est plutôt l'absence de Dieu que sa présence gardienne et bénéfique à ses côtés. Mais Dieu est-il vraiment présent ou absent à mes côtés ? Les situations difficiles dans lesquelles nous nous retrouvons, le sentiment de solitude et d'impuissance qui nous envahit souvent face aux drames de notre vie : maladie, pauvreté, souffrance, haine morbide, chômage, dettes, injustice, rejet, complots, échecs, divorces, trahisons, marginalisation...font que nous ne comprenions pas toujours bien le sens de ce que Jésus a vraiment voulu nous dire à travers cette promesse. Je suis tenté de croire que le Seigneur n'est pas avec moi tous les jours. Qu'il m'a tourné le dos, qu'il est vraiment parti, loin, très loin dans son ciel, hors de portée de mes cris et gémissements, reprenant à mon propre compte ce cri de drame de Jésus sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46) Qui de nous ne s'est-il (elle) pas, ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, retrouvé dans une telle condition d'abandon, de doute, de découragement, de gémissement ?

Oui, frères et sœurs, du haut de nos croix, nous avons souvent le sentiment d'être les plus abandonnés, les plus oubliés, les plus sacrifiés de Dieu, et cette promesse de Jésus pourrait passer mal, comme une pilule amère à boire. Mais en nous inspirant de l'expérience de Jésus, pouvons-nous affirmer que Dieu n'était-il pas avec son fils sur la croix ? Ne l'avait-t-il pas finalement ressuscité d'entre les morts ? La leçon que nous pouvons tirer de cette expérience de Jésus, c'est que  Dieu est souvent l'hôte silencieux de nos journées, de nos joies, de nos peines, de nos souffrances, de nos combats, de nos désolations, de nos échecs.... Comme Jésus sur la croix, il est le compagnon invisible de nos marches parfois périlleuses, le témoin privilégié des injustices que nous subissons, mais un témoin qui sera finalement le juge de nos bourreaux et nous donnera la victoire. Le Seigneur est souvent ce vide au moment où j'attends une présence, ce silence quand j'attends une voix ou des pas, cette faiblesse quand j'attends une force, cette violence quand j'attends une douceur, cette injure quand j'attends un bienfait, un compliment, cette trahison quand j'attends la confiance, cette haine quand j'attends l'amour.... Le Seigneur est à mes côtés chaque jour, peut-être que c'est moi qui ai du mal à le reconnaître, à être avec lui. Les yeux de mon cœur sont-ils toujours aptes, à sentir, à reconnaître sa présence ? C'est à cela que nous invite l'évangile de ce dimanche dans lequel nous pouvons relever deux détails importants pour sentir la présence de Dieu avec nous tous les jours.

- la montagne où Jésus a ordonné à ses disciples de se rendre. La montagne symbolise le lieu de la présence  du Seigneur : être présent dans ma famille, mon lieu de service, à mon école, dans ma salle de classe, au moment des examens, être présent à l'église pour prier, aux côtés de celui ou celle qui est en difficulté, qui crie sa souffrance, sa désolation pour aider, être présent à travers le pardon que j'accorde, la charité dont je fais preuve, être présent là où les autres ont besoin de ma présence, dans une association humanitaire, caritative, dans la rue... C'est à ceux et celles-là que le Seigneur promet sa présence tous les jours jusqu'à la fin du monde. Sommes-nous vraiment à la montagne où le Seigneur nous ordonne de nous rendre aujourd'hui ?

-  l'envoi. « Allez !... Faites des disciples... Apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé... » C'est la condition à remplir pour que le Seigneur soit avec nous jusqu'à la fin du monde. Si notre vie consiste à apprendre aux autres ce que le Seigneur nous a enseigné, et à faire nous-mêmes ce qu'il nous a commandé : le bien, le vrai, l'amour, le service, le pardon, la paix, la justice, la vérité, la miséricorde, la solidarité..., alors nous sommes rassurés qu'il est et sera avec nous à chaque instant. Allons-nous là, sommes-nous là où il nous attend ? Faisons-nous ce qu'il nous demande de faire ? D'où ces paroles pleines de réconfort du psaume 32 pour tous ceux qui s'efforcent d'être là où le Seigneur les appelle et de faire ce qu'il attend d'eux : « Dieu veille sur ceux qui le craignent qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. »

Oui, Seigneur ton amour Seigneur soit sur nous.


Abbé Jean-Claude BAMBELE, vicaire, saint Martin, Arlon.