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Homélie du dimanche 22 avril 2018 - 4ème dimanche de Pâques PDF Imprimer Email
Année 2018

L'image du berger nous parle sans doute bien moins qu'elle ne parlait aux contemporains de Jésus.  Dans une société agraire, en effet la profession de berger offrait de lui davantage un visage de proximité.  Mais je ne crois pas pour autant qu'il soit nécessaire d'avoir été berger pour comprendre l'évangile de ce dimanche pascal et découvrir toute la force d'amour inscrite au plus profond de cette parabole.

C'est d'abord le visage du Christ ressuscité qui est mis en lumière en filigrane de cette image du bon pasteur si chère d'ailleurs aux premiers chrétiens.  Les graffitis des catacombes où certains d'entre eux furent contraints de se cacher et des sculptures ou représentations très anciennes de Jésus sous les traits du bon berger portant la brebis  perdue sur ses épaules en témoignent abondamment.  « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.  Je donne ma vie pour mes brebis. »  Dans ce raccourci saisissant tout est dit de la tendresse et de l'amour de Jésus pour les siens, du sens de ses paroles, de ses gestes, de sa vie donnée par amour de ses frères, de sa mort consentie par pur amour.

Tout est dit aussi de notre vocation chrétienne personnelle.  On devrait toujours s'émerveiller de son baptême !  Non pas vivre sa vie comme un boulet, la subir comme une succession de hasards et de nécessités mais choisir de la vivre comme une réponse à un appel divin.  « Nous sommes appelés enfants de Dieu » (St Jean).  Au regard de la foi chrétienne, toute vie humaine peut devenir une vocation, toute vie humaine même la plus blessée ou la plus banale au regard des autres peut être une merveilleuse vocation, témoigner de l'amour de Dieu révélée en Jésus-Christ et sur le visage de tous ceux qui se sont laissés séduire par lui, se réjouir de pouvoir, chacun à notre mesure, servir un tel projet !

Enfin, ce dimanche du Bon Pasteur  ne peut nous laisser insensibles à la question cruciale aujourd'hui, voire dramatique dans nos pays européens de vieille tradition chrétienne de la relève des vocations sacerdotales et religieuses.  Des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes doivent pouvoir entendre l'appel de Dieu à donner leur vie dans des formes de vie éprouvées ou nouvelles (ou même encore à inventer !) pour servir son projet d'amour sur l'humanité.  Ne doutons pas que Dieu appelle toujours mais nous faisons trop de parasites et nous crachons trop de brouillard pour que certains puissent entendre l'appel divin !

Nous sommes tous concernés par l'avenir de la foi au Christ et du rayonnement de l'Evangile !  Chers parents, chers éducateurs n'ayez pas peur d'en parler avec vos enfants !  Il faut actualiser et donner un avenir à l'Evangile et à la vie de l'Eglise !

Aujourd'hui, on demande des témoins joyeux, amoureux et courageux qui font du Christ leur ami, leur berger, leur sauveur et qui ont encore envie que d'autres demain puissent en vivre



Abbé Jean-Marie JADOT