La maltraitance des seniors, deux conférences de la pastorale familiale

Chaque année, la pastorale familiale diocésaine organise deux conférences: une en province de Namur et une en province de Luxembourg. Le thème est choisi en fonction de l'actualité, des préoccupations des uns et des autres... Pour cette édition, ce sont les seniors qui sont au centre du débat et plus particulièrement les maltraitances dont ils sont régulièrement l'objet.

Pour cette édition, les membres de la pastorale familiale ont donc choisi de s'intéresser plus spécifiquement aux seniors. Partant du principe que l'espérance de vie de la population augmente régulièrement. Et c'est tant mieux. Pour autant que ce vieillissement se passe dans les meilleures conditions. Malheureusement, l'actualité est régulièrement là pour soulever des problèmes. D'où le thème de ces deux conférences: ''La vieillesse maltraitée... tous concernés à plus ou moins long terme, aujourd'hui ou demain !''


Dominique Langhendries, directeur de ''Respect-Senior'' est le conférencier invité. Spécialiste du sujet, il travaille au sein de l'Agence Wallonne de lutte contre la maltraitance des aînés. Maltraitance qui se décline de plusieurs manières: elle est psychologique, financière... On parle aussi de négligence. Maltraitance qui a pour cadre le domicile comme l'institution où la personne réside.


Des conférences qui auront lieu le mardi 24 avril, à 20h, à Namur, à l'Henallux, auditoire MMB, rue Loiseau, 39.

Pour le Luxembourg, le rendez-vous est programmé pour le jeudi 3 mai, toujours à 20h, à l'INDA, rue Joseph Netzer, 21.


Infos : 081/22.23.07 - info@pastoralefamiliale-namlux.be

Homélie du dimanche 11 mars 2018 - 4ème dimanche de Carême PDF Imprimer Email
Année 2018

« Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde mais obtienne la vie éternelle. » (Jn3)

Cette parole de l'évangile de Jean que nous entendons en ce 4ème dimanche de Carême illumine toute notre foi chrétienne et particulièrement l'aboutissement de ces 40 jours de Carême.  C'est à l'heure de la croix que nous est révélé jusqu'où va l'Amour de Dieu et au matin de Pâques, nous est révélé l'héritage d'une vie éternelle.

Cette  traversée du désert durant 40 jours est pour nous une chance et une grâce pour approfondir et fortifier notre foi.

Au cœur de notre foi, il y a le mystère de l'Incarnation : Dieu nous envoie son Fils en le faisant entrer dans notre humanité, à la fois pour se révéler à nous mais aussi pour donner sens et espérance à tous les hommes.  Cette humanité divine de Jésus, c'est lui-même qui demande à ses apôtres et à toutes les générations qui mettent leur pas dans les leurs de la prolonger et de l'actualiser.  L'Amour divin que Jésus nous a montré et donné, il nous demande de l'incarner dans notre propre vie.  C'est en nous aimant les uns les autres que nous témoignons de notre foi au Christ et à Dieu.

Ces mots-là ne sont pas seulement des belles paroles mais ce sont des paroles qui doivent être vécues, traduites dans des  actes, des engagements pour plus de justice et de solidarité, d'accueil des plus faibles, des démarches de pardon et de réconciliation.  Ces mots-là prennent corps aussi dans des engagements à vie : c'est tout le sens profond du sacrement de mariage, de l'engagement dans le sacerdoce ou la vie religieuse.  Donner sa vie à l'autre ou pour les autres, la donner à Dieu, n'est-ce pas le témoignage le plus parlant de notre foi au Christ mort et ressuscité.

Nous connaissons nos limites et nos faiblesses personnelles.

Nous connaissons tous les faiblesses et même les péchés de l'Eglise que nous formons : ses fragilités, ses erreurs, ses déviances évangéliques.  Cela a été vrai hier et c'est encore vrai aujourd'hui.  L'Eglise est faite d'hommes pécheurs... même si le message du Christ est un trésor toujours bien actuel pour la vie du monde.  Nous avons tous à nous convertir, à retourner à l'Evangile, à accepter de nous remettre en question.

L'Eglise n'est pas une société anonyme.  Son visage et son message sont confiés à chaque communauté chrétienne, à chacun de nous.

Nous avons sans doute tous conscience aujourd'hui que les temps sont durs pour l'Eglise.  Les difficultés viennent tout autant de la société ambiante que d'une frilosité interne à l'institution « Eglise ».  Pourtant, je suis profondément convaincu que le trésor évangélique que nous portons - comme disait l'apôtre Paul - dans  les poteries fragiles que nous sommes, ce trésor est plus que jamais essentiel tout autant pour améliorer notre « vivre ensemble » que pour laisser Dieu donner du sens et une formidable espérance à nos vies.

Frères et sœurs, mes amis, en ces jours où nous sommes en route vers Pâques, restons fermes dans la foi et toujours plus disponibles dans d'amour, redoublons d'ardeur pour annoncer le Christ et l'Evangile aux jeunes générations !


Jean-Marie JADOT