Nous avons le plaisir de vous communiquer le lien vers la vidéo du spectacle « En Chemin » à l'église Saint-Martin sur YouTube (version complète - 1h10)
Homélie du dimanche 4 mars 2018 - 3ème dimanche de Carême PDF Imprimer Email
Année 2018

Le dimanche dernier, il était question de la montagne, lieu de transfiguration et de rencontre avec Dieu. Il s'agissait de la joie de la rencontre, avec l'envie d'y bâtir des tentes pour y demeurer exprimée par les disciples présents. Par la suite, Il fallait comprendre que Dieu n'était pas là à un seul endroit sur la montagne. Sa présence nous accompagne toujours et partout, là où nous sommes dans la vie de tous les jours. Il fallait redescendre sur terre pour vivre de cette présence et discerner les signes de celle-ci partout où nous nous trouvons, là où vivent des hommes et des femmes.

Aujourd'hui, il s'agit de ce Dieu qui entretient cette alliance avec son peuple par l'entremise de sa loi. Sa loi se résume en l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Un amour qui nourrit, libère, fait grandir, porte des fruits et fait vivre. Dans notre vie, nous devons nous référer à Dieu et lui faire confiance, lui qui en est l'auteur et la source. Comme cette loi est promulguée pour le bien de l'homme, Dieu finirait par devenir jaloux, si l'homme ne l'accepte pas ou dévie de la ligne bienfaisante et salvatrice tracée par les dispositions légales. Parce que le refus de celles-ci entrainerait la perdition de l'homme. Respecter la loi, c'est non seulement respecter son auteur, mais aussi et surtout respecter le destinataire de cette loi, c'est-à-dire l'homme, par le bien que la loi lui apporte lorsqu'il l'observe et,  par conséquent, à la communauté entière au sein de laquelle la loi est vécue.

Le respect, Dieu l'exige aussi vis-à-vis de sa maison. Celle-ci est le lieu de la rencontre et de communion profonde avec lui,  de communion profonde avec sa loi et son peuple. Quand on connaît Dieu, on connaît aussi sa maison. Il est près de sa création, appelée par le Pape François notre ‘maison commune', là où vivent des gens, qu'ils soient société, en communauté, comme des forêts amazoniennes ou équatoriales..., dans le temple ou dans les synagogues...
Profaner ces endroits, c'est profaner Dieu, c'est-à-dire s'approprier tout ce qui est Dieu, en faire un autre usage, toutes sortes de commerce, en omettant d'entrer en communion avec Dieu, ou en refusant d'écouter sa parole, de le prier ou encore de méditer sa loi. C'est devant ces attitudes corrompues que se retrouve le sens du geste de Jésus vis-à-vis des marchands du Temple qui sont tombés dans le pur et simple commerce et en ont fait le seul but de leur présence dans ce Temple. Pourtant, à l'origine, ce genre de commerce était d'abord un service d'aide en vue de l'offrande à Dieu dans le Temple. Et Jésus insistera sur ce respect de Dieu à travers le respect de sa loi comme celui de sa maison qui traduit tous les lieux de sa présence. Un de ces lieux, c'est la personne humaine. C'est pour cette raison que le contenu de la loi se résume à aimer Dieu et son prochain. C'est vrai, comme dit saint Paul, qu'une telle loi exige au préalable une communion avec Dieu, pour mieux connaître sa volonté et son amour contenus dans ces dispositions réglementaires pour les intégrer dans notre vie, sinon elle peut nous paraître dépassée et insensée. Et le Christ vient couronner cette loi, en la menant à sa perfection, en donnant lui-même l'exemple, jusqu'à l'extrême sacrifice sur la croix. La croix qui est pour nous signe de salut et de libération, contrairement à ceux qui ne verraient en elle que folie et non-sens.


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin