Parking autour de St-Martin

La zone bleue a été étendue tout autour de l'église, rue du Transept et rue J. Koch. N'oubliez pas de mettre votre disque de stationnement !


Homélie du dimanche 4 février 2018 PDF Imprimer Email
Année 2018

La vie de Job faite de souffrance me rappelle et me renvoie à toutes les souffrances humaines, celles qui nous touchent, celles autour de nous et un peu partout dans le monde. Souffrance due à des maladies de tout genre, psychique, morale, de décès de plus proches, c'est le cas ce matin avec la famille de Patrick ; ou avec les parents de Béatrice Berlaimont dont le jugement du meurtre de leur fille se passe, ces jours-ci, aux assises d'Arlon ! Souffrances liées à la misère sociale, économique et politique...Souffrances d'avoir perdu son emploi, d'une vie de chômage, celles des enfants sans écoles obligés de travailler ou des jeunes filles obligées de se prostituer pour gagner leur vie ou celle de leur famille.
Souffrances encore entraînées par des guerres qui font déplacer des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants  vers des terres inconnues ! La liste est loin d'être exhaustive.

Et Dieu là-dedans, celui que nous prions, vers lequel nous nous tournons, celui qui nous rassemble ce matin : Quel est son rôle ? Où se trouve-t-il ? Que fait-il ? Pourquoi garde-t-il le silence ? Et pourtant, Il est là et ne pourra jamais nous abandonner.

Le psaume d'aujourd'hui nous esquisse une partie de réponse : Dieu guérit les blessures de l'homme. Il n'est pas insensible à la souffrance de l'homme. Cette mansuétude de Dieu se concrétise dans le geste que Jésus pose dans l'Évangile avec la guérison de la belle-mère de Pierre, ainsi que le soulagement de beaucoup d'autres malades sur son passage. Il proclame la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu qui ne veut pas que  l'homme souffre, mais qu'il se mette debout. Et ce n'est pas par hasard que tout commence par la maison de Pierre que Jésus placera comme fondation de son Église. La maison de Pierre représente ainsi cette Église à laquelle nous appartenons tous et la belle-mère de Pierre est le symbole des membres de cette Église, avec nos souffrances, nos fièvres et nos faiblesses.

Comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture, nous sommes invités à découvrir le bienfait de cette Bonne Nouvelle pour nous et pour nos contemporains. « Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile », dit-il ! Malheur à nous, si nous ne faisons pas de même ou que nous  gardons pour nous-mêmes cette Bonne Nouvelle ou si nous la taisons simplement. Devenons témoins de cette Bonne Nouvelle et proclamons-la en paroles et actes vis-à-vis des autres. Comme le dit aussi le pape François, devenons les artisans d'une mondialisation de la solidarité et de la fraternité, une autre mondialisation que celle de l'argent, des relations économiques. Intérêts économiques ! C'est de le cas de le dire, par exemple, avec toutes les guerres à intérêts économiques qui se passent dans mon pays, le Congo. J'aurai bientôt 60 ans. Depuis ma naissance, je n'ai jamais connu la paix dans ce pays toujours en convoitise par les multinationales, les voisins..., à cause du scandale de ses richesses naturelles.

Enfin, parmi nous se trouve une mère durement éprouvée par la perte de ses trois fils, Serge, d'abord, appelé sergent, Marc, le corporal, ensuite, et, depuis le 24 décembre 2017 au Canada, Patrick, le commandant. Les seuls trois fils qu'elle avait, qu'elle a élevés seule. Devant pareil drame, il y a vraiment de quoi se poser des questions ou se révolter... Comme Job, elle est brisée, mais elle lutte et veut se redresser. Comme Paul, elle espère et lève son regard vers Dieu ! Comme la belle-mère de Pierre, elle s'abandonne à Dieu et à notre solidaire et fraternelle attention. Merci pour le soutien des uns et des autres, surtout vous qui êtes là aujourd'hui, ses anciens camarades scouts.

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin