3 mars : journée diocésaine de la catéchèse

Catéchiste: le mot est bien connu, depuis des décennies, dans nos paroisses. Ce sont ceux - celles, surtout - qui donnent le catéchisme. Le mot sent bon la leçon, le bricolage, la prière et le goûter, le temps passé dans le salon ou la salle paroissiale... pour préparer la première communion ou la profession de foi. Le mot rappelle des souvenirs: une ''maman-catéchiste'' qui nous a marqués, des personnes ''spécialistes'' qui s'occupaient de tout... Le mot n'a-t-il pas un peu vieilli? Les catéchistes d'une paroisse - si difficiles à recruter, dit-on - seraient-ils un corps constitué, un régiment (ou plutôt une brigade) de spécialistes de la catéchèse, chargés de donner toutes les leçons qu'il faudrait aux enfants d'aujourd'hui?

On a compris que la ''catéchèse'' (plutôt que le catéchisme) nécessite des ''catéchètes'' (plutôt que des catéchistes), c'est-à-dire des personnes acceptant de s'engager un peu, conscientes du dynamisme de la foi et des exigences de leur baptême, pour travailler avec les parents et les paroissiens à l'évangélisation et à l'initiation à la foi des enfants et des jeunes d'aujourd'hui: les introduire à la richesse de la foi en Jésus-Christ. Les catéchistes deviennent des catéchètes, c'est-à-dire des hommes et des femmes porteurs du projet de catéchèse de toute la paroisse, communauté chrétienne désireuse d'enfanter de nouveaux chrétiens. ''Catéchète'': le mot peut paraître nouveau; il a le goût de l'avenir de nos paroisses...

Au programme de la journée du 3 mars

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Homélie du dimanche 7 janvier 2018 - Epiphanie PDF Imprimer Email
Année 2018

À la fête de l'épiphanie, Dieu, par le Christ, se révèle à nous comme la lumière du monde. Il n'est pas une lumière qui brillerait ici, rien que pour nous, et dont les autres seraient exclus. Non, Dieu est lumière pour tous et son éclat se transmet même dans les ténèbres de ce monde. Et de ce fait son Église n'est pas une Église-ghetto, fermée sur elle-même, nos paroisses non plus ne sont pas des petites cellules closes.

L'Église est disséminée comme des points de lumière, sur notre terre. Là où est le Christ, là est l'Église. Il est partout dans le monde d'aujourd'hui : auprès des cultures différentes, des races différentes, d'idéologies différentes ; il est avec les bouddhistes aussi bien qu'avec des athées. Il est pour le monde, pour le salut de ce monde. Et nous, nous sommes disséminés dans ce monde, qui est pluraliste, pour son salut. Nous avons simplement à accueillir tout le monde, non pas pour convertir les gens ou les faire entrer dans l'église, mais pour accueillir leurs valeurs et contre-valeurs, pour les accueillir tels qu'ils sont, là où ils sont, pour ce qu'ils sont.

Voici une leçon qui est donnée aux chrétiens que nous sommes, nous qui avons célébré Noël dans la joie ! Nous ne pouvons jamais vivre repliés sur nous, comme dans un ghetto, comme étant les seuls dépositaires de la vérité et en considérant les autres comme étant dans les ténèbres, dans l'erreur. Nous sommes invités à accueillir la lumière du Christ, la porter pour nous et pour les autres, dans ce monde de plus en plus pluraliste et en recherche. Il ne s'agit pas pour nous de nous situer dans une église-refuse, mais d'être au cœur du monde, au milieu des gens comme des reflets humbles et discrets de la Lumière qu'est le Christ.

Que notre joie soit grande en restant disposés à découvrir et à accueillir cette lumière qui vient d'en haut, pour nous visiter et nous éclairer sur notre marche au milieu de notre monde d'aujourd'hui. Et que cette lumière nous guérisse de nos craintes et de nos peurs qui, trop souvent, nous empêchent de nous ouvrir à la nouveauté que l'Emmanuel nous apporte chaque jour dans notre vie.

Et vous,  chers José, Hervé et Rodrigue, ce n'est pas dans une église-ghetto, fermée que vous entrez, mais vous voulez simplement, et c'est ce que vous venez de promettre, témoigner de cette lumière que vous avez rencontrée. Une lumière que vous acceptez d'accueillir et de partager avec nous, celle à la suite de laquelle vous voulez désormais vous mettre. Merci de votre témoignage et merci de devenir lumière pour les autres.

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin