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Homélie du dimanche 13 août 2017 PDF Imprimer Email
Année 2017

Les textes d'aujourd'hui, en particulier la première lecture et l'évangile, nous parlent de la peur et de la confiance. Ils nous invitent à passer de la peur à la confiance, deux pôles entre lesquels oscille souvent notre vie. Dans la première lecture, le prophète Elie fuit la colère de Jézabelle, l'épouse du roi syrien Acab, après l'échec des prophètes de Baal face aux prodiges réalisés par Élie et leur massacre. Il s'enfuit vers le mont Horeb, considéré comme le lieu de l'Alliance entre Dieu et le peuple d'Israël, pour y chercher refuge auprès de Dieu. Il a reçu de ce dernier une mission et il a besoin du courage et de l'assurance pour la réaliser.

Il est certainement surpris de constater que Dieu ne se manifeste pas à lui de manière spectaculaire, comme dans un ouragan, un tremblement de terre ni dans un feu. Il vient à lui dans une brise légère, de façon discrète. Cette attitude réservée prouve que Dieu est toujours présent, pas nécessairement dans un décor solennel, mais de manière discrète est efficace. Il suffit de faire attention aux multiples signes de cette présence et de lui faire confiance.


Dans la deuxième lecture de ce jour, cette confiance est également nécessaire à Paul devant le comportement de ses concitoyens. Paul est découragé par leur attitude et leur incrédulité...

Il ne comprend pas le fait que ses compatriotes peuvent mettre en doute la mission salvatrice de Jésus-Christ à un tel point, alors qu'ils ont été témoins de beaucoup d'événements et de signes de la part de Dieu. À la limite, Il aurait même honte pour les juifs, ses frères, et serait prêt à se déclarer anathème.


Dans l'évangile, les disciples, après avoir assisté et même participé au miracle de la multiplication du pain, sont appelés à prendre la barque pour traverser seuls en territoire païen. Sans leur maître et loin du succès provoqués par la multiplication des pains, ils doivent affronter les terres inconnues et les forces de la mer. Alors, Jésus vient à eux et ils ne le reconnaissent pas, le prenant même pour un fantôme. Ils sont encore davantage perdus et désespérés quand survient la tempête. Jésus commence par les rassurer en leur disant que c'est lui, les invitant à avoir confiance et, enfin, à ne pas avoir peur. La première réaction de Jésus, c'est de se manifester à eux, leur dire que sa présence doit leur apporter la paix, l'assurance, la confiance et non la peur. Il faudrait qu'ils le reconnaissent et acceptent qu'avec lui ils n'ont pas à avoir de craintes, car tout est possible en sa présence. Il a le pouvoir sur les forces du mal. La réaction de Pierre est un acte de foi, mais il lui manque l'assurance et la confiance quand il commence à s'enfoncer dans l'eau, lorsque survient la tempête. Au lieu de continuer à fixer son regard sur Jésus, il se préoccupe de sa survie dans cette tempête. "Pourquoi as-tu douté?", lui-dit Jésus!


Cette réaction des disciples, d'abord, et celle de Pierre, par la suite, ressemble à celle de nos vies, quand elles sont, elles aussi, confrontées à des tempêtes, où nous nous sentons perdus, découragés...Des comportements qui font douter et croire que Dieu est absent, il nous a laissés tomber. Jésus nous dit, à nous aussi, qu'il est là; faisons-lui confiance et n'ayons pas peur. Ne pas avoir peur ne signifie nullement qu'il n' y aura plus des tempêtes, mais que nous pouvons les traverser avec foi, assurance, sérénité et espérance. Il nous faut croire que Jésus est présent dans nos nuits, au coeur de nos galères, dans nos enfers..., pour y apporter sa douce présence rassurante et ressuscitante. Quand il dit: "C'est moi, n'ayez pas peur!", il nous dit: "C'est moi qui vais avancer avec toi, à travers tes tempêtes et tes nuits. C'est moi qui veux vivre à tes côtés, avec toi: laisse-moi tout simplement un peu de place dans ta vie."


Reconnaissons cette présence permanente, discrète, fidèle et efficace de notre Seigneur dans notre vie, au coeur de nos assemblées dominicales et obéissons à cette recommandation qu'il nous fait de prendre nos barques pour traverser ces aléas de la vie et aller vers des nouveaux sentiers qu'il nous propose, en affrontant sans crainte les nombreux défis se présentent à nous, dans la foi et la confiance en son message. Prions pour ceux qui sont découragés par des multiples épreuves de la vie, ceux qui fuient des dictatures dans leurs pays, de nombreux migrants qui sont emportés par les vagues de la mer...


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin