Les lundis de Carême : L'Eucharistie

C'est devenu une tradition : chaque année, durant le Carême, les chrétiens du Sud-Luxembourg sont invités à se retrouver pour quatre soirées destinées à approfondir un thème en lien avec la foi et la vie.  Cette année, elles porteront sur l'Eucharistie.  Même si celle-ci n'a plus vraiment la cote aujourd'hui, elle est depuis près de 2000 ans  « le sommet et la source de la vie et de la mission de l'Eglise ». Mais les chrétiens eux-mêmes en sont-ils toujours conscients ?  Appréhendent-ils vraiment toute la richesse  du « Repas du Seigneur » ?

En réalité, l'Eucharistie doit toujours rester une découverte, même pour les chrétiens qui la vivent régulièrement.  Aussi les lundis de Carême nous aideront-ils à nous ouvrir davantage à son mystère dans ses différentes facettes.

Lundi 26 février : D'où vient la messe ?
Par l'abbé Ionel Ababi, professeur d'Ecriture Sainte au Grand Séminaire de Namur

La première soirée nous donnera l'occasion de nous interroger sur l'origine de la Messe et d'approfondir son enracinement biblique. À travers un parcours panoramique du « récit de l'institution » dans les évangiles de Matthieu, Marc et Luc, en lien avec la tradition rapportée par St Paul et la spécificité de l'évangile selon St Jean, nous tenterons d'approcher « l'événement de la Sainte Cène », la source de l'Eucharistie.

Ces soirées de Carême auront lieu à 20h à la salle du Rosaire (Rue de Neufchâteau) à Habay-la-Neuve.

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Homélie du mercredi 1er mars 2017 - Mercredi des Cendres PDF Imprimer Email
Année 2017

Le carême est une marche spirituelle vers Pâques. Une marche à la fois de conversion, de partage et de prière. Pour ce qui est de la conversion, il s'agit d'un chemin qui nous invite à une rencontre en profondeur avec Dieu, une rencontre dans laquelle nous sommes appelés à nous tourner vers Dieu et par laquelle aussi nous acceptons nos limites, nos fragilités et nos péchés. Mais c'est également une occasion permettant la découverte de l'immense richesse de la miséricorde divine.

Loin de nous lancer dans de spectaculaires mortifications ni dans des sentiments de culpabilité excessive. Il s'agit simplement de rentrer dans une rencontre de vérité pour des retrouvailles dans la joie. Une rencontre qui donne davantage soif de pénétrer dans la profondeur de l'intimité et qui, comme Marie à l'Annonciation, nous pousse à l'ouverture et au partage.


Le partage, lui, relève du témoignage crédible de cette rencontre. Témoignage que nous devons donner, non seulement dans nos paroles mais surtout, à travers nos actes.

Tout ce que nous recevons est appelé à se propager, à se partager. Ce que nous vivons dans nos eucharisties, toutes les bonnes paroles que nous prononçons, tous les beaux qualificatifs que nous nous attribuons doivent se traduire dans le concret de notre vie de tous les jours. Les messages de l'Evangile qui dénoncent les injustices, la misère, l'écrasement des uns par les autres doivent nous indigner et nous pousser à agir, et parfois à élever le ton ; ils ne doivent pas rester lettre morte ni renfermés dans nos églises, nos lieux de prière ou nos recueillements personnels. Non seulement, il faut vivre ces paroles évangéliques pour les autres, mais surtout en donner l'exemple entre nous, afin que ceux qui nous observent puissent s'en émerveiller et être interpellés. Et c'est dans une vie de prière et d'intimité avec Dieu où nous puisons à la source, que nous nous ancrons pour ensuite partager ce message.


La prière, elle, nous invite à entrer dans un double mouvement de dialogue et d'écoute dans le silence. Elle nous permet d'entrer dans une attitude de confiance par rapport à quelqu'un qui est là, présent et comme la source de toute notre vie. Une telle prière n'a pas besoin de belles démonstrations extérieures, mais elle se vit simplement en esprit et en vérité.

Le temps de carême nous permet de revisiter ces différentes dimensions de notre foi et de les vivre de manière authentique pour que notre marche vers Pâques soit un renouvellement positif de notre regard sur nous-mêmes, sur les autres et sur Dieu. Alors notre comportement et notre regard nous permettront de rectifier nos attitudes déplacées ou mauvaises et de nous émerveiller de la beauté de la création.


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Doyen de Saint-Martin