Fête nationale du 21 juillet

Célébration interconfessionnelle à 10h à St-Martin

Homélie du dimanche 6 novembre 2016 PDF Imprimer Email
Année 2016

Au lendemain des fêtes de la Toussaint et des défunts, les textes d'aujourd'hui nous parlent de la vie d'au-delà et de notre foi en la résurrection. Quand nous parlons de la Résurrection, nous sous-entendons bien sûr celle du Christ, d'abord, et la nôtre en particulier. Saint Paul, dans une de ses lettres, dit que si le Christ n'est pas ressuscité, notre foi est vaine. Quelle est notre foi à ce message de la résurrection et en la vie de l'au-delà ? Autrement dit, y a-t-il un au-delà ? Comment serons-nous demain ? Comme l'écrit René Rouschop, dans son homélie de ce dimanche citant la sagesse populaire (Cf. Feu Nouveau 59/6) : « Que se passe-t-il après la mort ? Personne ne le sait. Personne n'en est jamais revenu. »

Ce sont là quelques-unes de nos questions que nous nous posons, auxquelles nous sommes quotidiennement confrontés quand nous prions, quand nous parlons de la résurrection ou quand nous nous trouvons devant la réalité « de la mort qui se dresse à tous les carrefours de nos routes humaines »(Cf. Sœur Véronique Thiébaut, ‘'Un vaste horizon d'espérance'', in Prions en Église, Novembre, N° 359, p.47). Des questions devant lesquelles nous nous trouvons parfois impuissants de répondre...Mais des questions qui font partie des difficultés de notre foi ou de la qualité de celle-ci. Des difficultés devant lesquelles se sont trouvées les communautés juives des siècles avant la naissance de Jésus-Christ.

La foi de ce peuple en la résurrection n'allait pas de soi ou n'était  pas à l'ordre du jour. Pour certains, parmi eux, la récompense de Dieu se faisait ici sur terre, en vivant, par exemple, une longue vie terrestre, comme ce fut le cas avec des patriarches Abraham, Isaac, Jacob..., mais jamais une récompense d'une vie après la vie ou dans l'au-delà. Ce n'est que plus tard, et sans jamais faire l'unanimité, que la foi en la résurrection a trouvé sa place dans la religion juive. Les sadducéens, par exemple, qui étaient de l'aristocratie sacerdotale, n'y croyaient pas, contrairement aux pharisiens qui, eux, y croyaient. Ils rejettent la doctrine de la résurrection ne se basant que sur la matérialité de celle-ci. Jésus, lui, insiste sur la radicale nouveauté qu'apporte la résurrection. Nous restons enfants de Dieu, mais nous serons comme des anges. Dans le livre des martyrs d'Israël, il s'agit de la foi et du courage d'une famille juive qui refuse de céder à la dictature d'un roi païen qui la contraint de lui vouer un culte en abandonnant sa foi.

Nous aussi, nous sommes le plus souvent mis devant des points d'interrogations et des dilemmes qui nous poussent parfois à abandonner notre foi ou ne pas avoir des convictions pour défendre notre foi en la résurrection devant ceux qui veulent nous faire croire le contraire. C'est en Dieu seul que nous devons puiser toutes nos convictions. C'est dans une rencontre intime avec lui que nous devons en avoir l'assurance et vivre dans l'espérance. Prions-le pour des nombreux chrétiens par le monde qui sont mis à l'épreuve ou, comme dit St Paul, confrontés à des gens pervers et mauvais. Prions aussi pour tous les chrétiens qui sont persécutés à cause de leur persévérance et de leur foi.


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-Doyen de Saint-Martin