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Homélie du dimanche 16 octobre 2016 PDF Imprimer Email
Année 2016

Dans les textes de ce 29è Dimanche ordinaire, il est question de la prière. Si la prière résulte d'un dialogue entre Dieu et moi, il faudrait d'abord que je prenne conscience que la véritable prière commence par une reconnaissance de la présence de Dieu dans mon existence.

Comme l'exprime si bien l'auteur du psaume 120, confronté à une situation de crise, d'effroi, d'angoisse, d'impuissance ou de solitude ; dans ces moments difficiles, sa prière se traduit par le fait de ne pas se sentir seul, abandonné, mais de savoir que Dieu est là qui lui tend les bras, qui l'aime, qui nous aime...Cette attitude change tous les instants négatifs en des moments d'assurance, de confiance. Ces moments positifs nous font comprendre que  les événements difficiles peuvent se succéder sans entraîner chez nous une crainte. Il ne faut plus avoir peur : Dieu est là et il ne quittera jamais son poste ! Comment est-ce que ma prière peut-être vraie, de qualité et persévérante ?

À mon humble avis, il faut lever une équivoque...Quand on lit dans la première lecture que Moïse devait tenir ses bras levés pour prier (comme il est dit aussi dans le Notre Père), on a comme l'impression que Dieu est loin de nous, au dehors, à l'extérieur ! Ou encore que Dieu se trouve quelque part perdu dans le ciel...Si notre prière se fait de cette manière, elle devient impersonnelle, car c'est en nous avant tout que la prière doit trouver son sens et toute sa qualité. Pourquoi en dedans de nous ? Mais tout simplement parce que Dieu y est depuis toujours et c'est bien en fonction de cette présence constante que notre prière trouve toute sa valeur et elle devient alors un dialogue avec le Seigneur Dieu. Autrement dit, ma prière n'est pas forcément l'effet d'une attitude extérieure, elle vient plutôt du cœur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle fait tellement partie intégrante de ma vie qu'elle se déploie sans relâche jour et nuit. Dans ses confessions, St Augustin exprime cette relation à Dieu en ces termes : « Tard je t'ai aimée, beauté si ancienne et si nouvelle. Tard, je t'aimée, tu étais au-dedans de moi et j'étais moi, en dehors de moi-même ! Et c'est au-dehors que je te cherchais... ». Il s'agit d'une relation d'amour, de confiance...Comme Jésus lui-même le dit au Ch.6 de l'évangile St Mathieu, la prière ne consiste pas à un flot de paroles, elle est simplement un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes, mais de l'Esprit-Saint. L'Apôtre Paul le dit, lui aussi, en ces termes : « L'Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. » (Romains 8, 26)

Comme on peut le remarquer, prier relève de la foi en ce Dieu présent en nous et en la force de son Esprit-Saint. « Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? », nous dit Jésus ! En ce dimanche du début de prière pour la mission, à l'exemple de Moïse, nous sommes appelés à prier les uns pour les autres, pour la paix, la justice, la justice, la fraternité et la solidarité dans le monde sans baisser les bras. Et à l'exemple de la veuve qui demande justice auprès d'un juge qui ne connaît pas Dieu, notre prière va aussi vers et en faveur de toutes ces personnes souffrantes, éprouvées, oubliées ou traitées injustement. Mais aussi en faveur de ceux qui se moquent de Dieu, des humains ou de la justice pour qu'ils comprennent l'immensité de la miséricorde de Dieu.


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-Doyen de Saint-Martin