Homélie du dimanche 9 octobre 2016 PDF Imprimer Email
Année 2016

Exclusions d'hier, exclusions d'aujourd'hui... les sociétés de tous les temps ont toujours été tentées d'exclure et souvent en mettant des relations de cause à effet entre un mal physique et un mal moral... entre un mal contagieux et la faute morale.

Même les grandes religions n'ont pas toujours échappé à ces dérapages.

On le rappelle souvent à juste titre, Jésus n'a cessé de nous mettre en garde contre le danger d'exclure et de juger. Au nom du Dieu qu'il annonce et révèle. Il se situe toujours du côté des rejetés, avec infiniment de tendresse.

Le Dieu qu'il annonce est bien un Dieu d'accueil et d'amour, richesse en miséricorde. Qui ne pose pas de questions préalables. Qui ne demande pas comment on est arrivé à avoir la lèpre ou le sida. Mais qui tend les bras à qui appelle au secours. Et c'est ce climat d'accueil en vérité qui permet alors de dire, si nécessaire : "Va et ne pèche plus !"

Un monde nouveau en somme mais que tous ne sont pas prêts à accepter. Un rêve de Dieu qui réclame toujours notre conversion. Un rêve de Dieu qui réclame des témoins parmi les disciples du Christ.

C'est un premier appel de Jésus que chacun de nous peut entendre ce dimanche. Mais il y a une autre invitation adressée par Jésus dans le regard qu'il pose sur  l'attitude du seul lépreux samaritain qui vient le remercier lorsqu'il se découvre guéri.

"Pour rendre gloire à Dieu, il n'y a que cet étranger !" Et les neuf autres ?

Pour les neuf autres lépreux guéris, c'était sans doute "normal". Seul cet étranger s'est montré capable de reconnaissance et d'émerveillement. Lui seul a été capable de comprendre toute la densité de ce qui lui arrivait. Dans ce salut, il a découvert la trace du passage de Dieu dans sa vie. Aussi Jésus pourra lui dire : "Relève-toi, ta foi t'a sauvé !"

N'est-ce pas le second appel de ce dimanche : accepter de nous convertir pour sortir de l'habitude. Sans être nécessairement des gens blasés, aujourd'hui, nous trouvons si vite que les choses vont de soi, nous sommes dans un monde avare de remerciements et de gratitude. C'est vrai dans nos relations humaines. C'est vrai avec Dieu.

Nous avons encore à nous convertir pour être, encore et toujours, surpris par Dieu, pour pouvoir nous émerveiller et rendre grâce.

Croire, c'est s'émerveiller, c'est mettre Dieu au centre de notre bonheur. Et à partir de là, risquer un monde nouveau. Chaque merci offert nous ouvre au monde de la grâce.


Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin

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