Grande récolte de dictionnaires français et anglais
et de manuels de sciences, physique, chimie, biologie, menuiserie et électricité.

À déposer à la librairie du CDD, rue de Bastogne 46 (Arlon)

Ils seront redistribués aux élèves de Lokolama (Congo).

Merci pour eux !

Homélie du dimanche 12 juin 2016 PDF Imprimer Email
Année 2016

En cette année sainte du jubilé de la miséricorde, nous avons, dans les lectures d'aujourd'hui, un bel  éclairage sur le thème du pardon et de la miséricorde divine. Et cela, nous le voyons dans la première lecture et l'évangile entre lesquels existe un lien qui demande notre attention. Un lien qui montre une certaine méconnaissance de Dieu et de sa miséricorde. D'un côté, il y a Dieu qui est riche en miséricorde, qui est tout amour et prend soin de chacun de ses enfants, surtout du pauvre et du malheureux...D'un autre côté, il y a David, dont il est question dans la première lecture,  et le pharisien, dans l'évangile d'aujourd'hui, qui invite Jésus chez lui.

De David, on retient qu'il avait tout pour être un roi heureux, reçu tous les honneurs. Dieu lui a tout donné : il fut consacré roi d'Israël, il l'a délivré des mains de Saül, il a reçu la maison de son maître, il fut entouré de femmes...Comme si cela ne lui suffisait pas, comme s'il n'en avait pas assez ! Non seulement il s'écarte de Dieu, mais il trouve encore le moyen d'aller tuer un homme pour lui prendre sa femme ! C'est ce que lui révèle Nathan. David reconnaît sa faute et Dieu lui pardonne.

Dans l'évangile, on dirait que le pharisien a invité Jésus n'a manifestement pas confiance en lui. En l'invitant, il sait sûrement qu'il est fils de Dieu. Mais on dirait qu'il n'en est vraiment pas convaincu. Il va jusqu'à dire que si Jésus était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, une pècheresse. On est là devant deux types de personnage qui ne savant pas qui est Dieu et en quoi consiste la richesse et la signification profonde de son amour et de sa miséricorde. Ceux-ci précèdent tout jugement, toute instrumentalisation, tout calcul, comme le rappelle saint aux Galates. Ils relèvent de la gratuité, de la bonté qui met toute personne en confiance face à sa dignité et son péché.  « Celui à qui on pardonne peu, montre peu d'amour. », nous dit Jésus. Autrement dit, ce n'est pas d'abord le jugement qui culpabiliserait ni qui dévaloriserait qui passerait avant pour que la personne ne soit plus en confiance ni ne montre plus d'amour, mais plutôt le pardon qui déclencherait l'amour.

En cette année de la miséricorde, inspirons-nous de l'exemple du pape François pour poser sur les hommes et les femmes de notre temps un regard d'amour et de pardon, pour qu'ils puissent être, eux aussi, dans la confiance et montrer plus d'amour. Ils ont plus besoin de cela, d'être accueillis tels qu'ils sont, que d'être jugés. Une telle façon de vivre la miséricorde aide les personnes à se mettre en route durablement et à adopter petit à petit une vie digne de l'Évangile. Jésus l'a chaque fois montré auprès de tous les pécheurs qui venaient ou vers lesquels il allait: Zachée, la femme adultère, Marie Madeleine, la samaritaine...


Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-Doyen de Saint-Martin