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Homélie du dimanche 5 juin 2016 PDF Imprimer Email
Année 2016

Je suis rentré de Lourdes cette semaine où l'on m'avait demandé d'accompagner le pèlerinage diocésain du mois de mai, un pèlerinage qui m'a impressionné par sa profondeur à la fois spirituelle et relationnelle, notamment l'engagement de tout un groupe de jeunes venant de l'enseignement spécial et qui ont superbement accompagné la vingtaine de malades et d'handicapés qui participaient à ce pèlerinage.

Le thème de cette année à Lourdes est bien sûr celui de l'Église universelle : la miséricorde de notre Dieu que nous avons à accueillir et aussi à vivre avec nos frères.

En lisant l'Évangile de ce dimanche - la remise sur pieds par Jésus du fils de la veuve de Naïm - je ne peux m'empêcher de faire le lien entre le message de cette page de l'Évangile de Luc et ce que j'ai eu la joie de vivre à Lourdes dans l'esprit de la miséricorde.

Si ce miracle de Jésus est un signe annonciateur de sa propre résurrection, il est aussi un très fort message qui nous révèle le cœur de Jésus bouleversé par la souffrance de cette pauvre veuve qui vient de perdre son fils unique.

Jésus est ici près de la compassion, "jusqu'aux entrailles". De la mort, il ne dira rien, il ne cherche pas à l'expliquer. La miséricorde de Jésus se traduit par un geste : il touche la civière et les porteurs d'arrêtent. Il parle, non pas à la famille, mais directement au mort : "Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi". Il l'appelle à la vie, à se remettre debout, à se lever. C'est tout un symbole pour ce jeune qui se met à parler. Il est redevenu un être humain que Jésus rend à sa mère. La relation est rétablie !

Ces adolescents et ces jeunes qui étaient à Lourdes avaient pour la plupart une histoire bien compliquée, voire tragique. Ils avaient peu de paroles à échanger... mais ils étaient là pour servir des blessés de la vie... des malades, des handicapés. C'était un signe visible de la miséricorde.

Frères et sœurs, mes amis, dans le monde qui est le nôtre, si marqué par les tensions sociales, la violence, l'égoïsme et la difficulté de vivre ensemble, à nous de rendre visible notre foi à la Résurrection, notre foi en la victoire de l'amour de Dieu sur les forces de mort en trouvant les mots et les gestes de compassion, en sachant nous rendre proches de nos frères et sœurs en humanité - surtout des plus fragiles - en cherchant à toucher le cœur des autres !

L'évangile de ce dimanche nous le rappelle : avec Jésus, nous pouvons entrer dans l'ère de la miséricorde pour tous !


Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin