Homélie du dimanche 3 avril 2016 - 2ème dimanche de Pâques PDF Imprimer Email
Année 2016

Les premiers chrétiens connaissaient presque les mêmes réalités que celles que nous vivons aujourd'hui. Ils se réunissaient chaque premier jour de la semaine (le dimanche) pour commémorer la présence du Christ parmi eux. Cette rencontre leur apportait la joie, la paix et le don de l'Esprit Saint.

Une joie pascale, une joie chrétienne profonde: une grande allégresse de la résurrection et source de grande paix. Paix qui subsiste alors que tout semble s'effondrer sous le poids de la souffrance, de la maladie, dans l'angoisse, la peur, le désarroi... Une joie fondée sur la confiance de ces hommes dans le Christ mort sur la croix et ressuscité le jour de Pâques.
Jésus ressuscité, présent parmi eux, au milieu d'eux et en eux de manière active. Il ravivait dans leurs cœurs les dons de la foi, de l'espérance et de l'amour, comme nous l'expriment les textes d'aujourd'hui.
Jésus agissait au sein de son église. Toute la puissance manifestée lorsqu'il rassemblait les foules, qu'il enseignait, qu'il guérissait les malades, continuait à agir au sein de leur communauté.

Pour nous aujourd'hui encore, le temps de Pâques est un moment privilégié pour chaque chrétien, pour chaque communauté ecclésiale...
Le Christ appelle les croyants à s'engager pour retrouver la fraîcheur des origines, en fonction des charismes de chacun et de la grande diversité des grâces particulières.

L'évangile nous parle de l'incrédulité de Thomas, tellement humain, comme nous, parfois dans nos doutes en notre foi au Christ. Comme lui, notre engagement peut prendre du temps, mais la communauté est ce lieu privilégié où chacun va trouver son rythme, découvrir ses dons propres et les exercer dans la foi, pour le bien de tous.

Ce matin, le Christ nous invite à créer avec lui un monde nouveau, un monde de paix, de fraternité et d'amour. Cela n'est pas une tâche facile, il nous faut affronter la peur pour porter au monde la nouvelle de la victoire sur la mort.
Notre peur doit céder la place à la paix car le Christ est toujours là et nous rejoint sans cesse dans nos épreuves et nos doutes. Nous croyons et nous devons affirmer que le mal, la haine, la violence qui accablent notre monde et découragent de nombreux chrétiens, n'auront pas le dernier mot.
Nous avons tous besoin de revisiter l'expression de notre foi et réapprendre à vivre de cet amour miséricordieux qui est en Jésus, à devenir ses témoins et être ses messagers dans un monde qui en a tellement besoin !

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-Doyen de Saint-Martin