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Homélie du samedi 26 mars 2016 - Veillée pascale PDF Imprimer Email
Année 2016

Ce soir, quatre situations m'interpellent !

Tout d'abord, l'obscurité qui enveloppe l'ambiance particulière de la cérémonie. C'est dans l'obscurité que nous pénétrons pour commencer cette célébration, mais au centre, il y a le feu !
Nous avons tous marché derrière la lumière du cierge pascal en chantant « la lumière du monde ».
Cela pour affirmer qu'au cœur de notre monde ou dans nos vies, les événements ont beau s'installer comme des drames ou des malheurs, il y a toujours la présence d'une lumière qui brille dans le noir, une lumière qui rassure, qui éclaire et qui réchauffe.

Un second constat concerne le tombeau vide. Il s'agit bien d'une absence réelle, d'un lieu totalement vide. Ce qui peut être signe de non-sens, d'absurdité. Un vide dont la réalité demande du courage pour l'affronter et de le raconter... c'est le courage de ces trois femmes, c'est le courage qui est le nôtre par notre obstination de nous réunir ici ce soir, comme nous le faisons chaque année, afin de témoigner de notre foi en la vie. En réalité, ces trois femmes avaient découvert que le tombeau vide n'était pas du tout vide, il était rempli de la présence de Dieu, de joie, de lumière et d'une folle espérance...
« Rappelez-vous ce qu'il vous a dit quand il était encore en Galilée... », disent les deux anges à Marie-Madeleine, Jeanne et Marie, mère de Jacques ! C'est dans cette espérance que notre démarche de ce soir trouve tout son sens et que notre foi puise son fondement, faisant mémoire des paroles dites par Jésus et appelant tout chrétien à en témoigner.

Le troisième constat se discerne en la présence des femmes et, non des hommes, devant le tombeau vide. Ici, il convient de souligner la foi et la conviction de ces trois femmes qui n'ont pas hésité d'aller au-devant des faits et de témoigner face à l'incrédulité des Apôtres. Ceci nous montre l'importance du rôle et de la place de la femme non seulement dans la société civile mais aussi et surtout dans l'Eglise. Jésus n'a jamais voulu les réduire au silence. Pourquoi le tombeau vide est-il vu en premier par des femmes ? Voulait-il que ce soit elles qui propagent la nouvelle au monde ? Quel signe devrions-nous y voir ? Que serait devenu son message sans le courage et la foi de ces femmes ?

Le quatrième événement se concrétise en la présence, ce soir, dans notre communauté, de trois femmes. Deux d'entre elles ont choisi de rejoindre, par le Baptême et la confirmation, cette communauté initiée par Jésus et la troisième, baptisée, demande à recevoir le sacrement de Confirmation, elle aussi.

Il est donc primordial de reconnaître et de confirmer la place importante qu'occupe la femme dans l'annonce de la résurrection de Jésus-Christ et dans la transmission de la foi au sein de la famille.
Femmes de la tendresse et de la fidélité, aromates à la main, mises en route avant le lever du soleil, vous nous appelez, ce soir, à nous interroger sur la profondeur de notre foi et sur notre détermination pour l'annonce du Christ ressuscité.

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-Doyen de Saint-Martin