FORMATION SUD LUXEMBOURG

A l'ère des réseaux sociaux, Dieu se communique

A l'heure des réseaux sociaux de plus en plus présents dans le quotidien de beaucoup d'entre nous, l'équipe qui organise la formation religieuse dans le sud de la Province de Luxembourg a décidé de consacrer la réflexion de ses quatre journées et soirées d'octobre à cette problématique.

Nous aideront dans cette recherche Christophe HERINCKX, docteur en théologie et journaliste à CathoBel, le Service Médias du diocèse et l'équipe diocésaine du Chantier Paroissial.

MARDI 9 OCTOBRE

La communication, qu'est-ce que c'est ?

La communication fait partie de notre quotidien à toutes et tous : sans cesse, que nous le voulions ou non, nous communiquons. La communication constitue donc un enjeu fondamental de notre "être humain".  Non seulement nous communiquons des informations, nécessaires à la vie en société, mais nous nous communiquons également nous-mêmes. La communication ouvre la relation avec les autres.

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Homélie du dimanche 14 février 2016 - 1er dimanche de Carême PDF Imprimer Email
Année 2016

Le carême, comme nous l'avons entendu le mercredi des cendres, est un temps de retrouvailles et de réconciliation avec le Seigneur. Ce qui tombe bien avec ce que propose le pape en cette année sainte de la miséricorde.  Sur ce chemin de réconciliation, nous ne sommes pas seuls : Jésus marche avec nous. Il nous est donné comme médiateur. Il est avec nous et en nous pour nous conduire plus près du Père. Il nous entraîne avec lui sur le chemin de ses déserts, de nos déserts, pour mieux traverser ce parcours.

Le désert, comme la montagne et la mer, est le lieu de tous les dangers et de tous les périls. Malheur à celui qui s'y aventure seul, en se croyant plus malin ou plus fort que les autres. Dans ce sens, le désert devient un lieu de vérité. Il révèle l'homme à lui-même, à ses faiblesses, ses erreurs, ses désirs, sa foi...

Jésus, au désert conduit, dit-on, par l'Esprit, dans la solitude et l'aridité des lieux, est confronté à lui-même, à ses choix. Comment va-t-il être le Fils du Père ? Comment va-t-il vivre cette filiation ?

Dans cet environnement austère, Jésus éprouve ce qu'il éprouvera au cours de sa mission, de sa vie. Sa situation au désert évoque le désert aride de certaines de son existence. Va-t-il utiliser cette puissance divine qui est en lui à son avantage ? Va-t-il faire de grands miracles pour attirer ? Va-t-il faire descendre le feu du ciel pour impressionner ?...

Les tentations de Jésus sont aussi les nôtres. Nous les rencontrons comme il les a rencontrés. La première tentation c'est de considérer les biens et les personnes comme des biens de consommation, en fonction de ce que cela rapporte. Elle nous guette particulièrement dans un monde qui estime tout en fonction des avantages qu'on en tire. On fait la même chose avec Dieu : on veut bien croire si cela rapporte. On veut bien faire des démarches religieuses à condition qu'elles rapportent. C'est une des causes de la baisse de la pratique religieuse : à quoi bon de prier, d'aller à la messe. La deuxième tentation c'est de se servir de Dieu pour se mettre en évidence, obtenir la considération des autres, renforcer le sentiment de sa propre valeur...Tentation de tous ceux qui jouent un rôle dans l'Église ou une autre institution. Tentation de se servir de Dieu pour dominer les autres ou de faire du chantage. La troisième tentation consiste à vouloir un pouvoir illimité, à tout dominer et à contrôler tout. Tentation de ceux qui veulent dominer, manipuler les autres ou les brimer... Ces tentations sont un chemin d'inhumanité. Réduire biens, personnes et Dieu à des biens de consommations détruit la relation avec eux. Se servir de Dieu pour la considération des autres nous coupe de la source de l'amour. Vouloir tout dominer renforce notre agressivité. Jésus réagit à ces tentations : plutôt que d'utiliser objets et personnes, il préfère une autre faim, la relation, la vie spirituelle. Plutôt que de se mettre en évidence, il s'efface pour laisser la place pour Dieu. Plutôt que de vouloir un pouvoir limité, il choisit un service illimité.

C'est ce chemin d'évangile que St François d'Assise a bien compris et choisi de vivre. C'est ainsi qu'il a apporté à son époque l'espérance lumineuse qu'un autre monde était possible. C'est ainsi que le pape François, inspiré par ce grand saint, cite le père Ermes  Ronchi pour dire : « Miséricorde : scandale pour la justice, folie pour l'intelligence, consolation pour nous qui avons une dette. La dette d'exister, la dette d'être aimés se paie seulement par la miséricorde. » (L'Obsservatore Romano, du Jeudi 31 décembre 2015, n°53)

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-doyen de Saint-Martin