Nous avons le plaisir de vous communiquer le lien vers la vidéo du spectacle « En Chemin » à l'église Saint-Martin sur YouTube (version complète - 1h10)
Homélie du dimanche 29 novembre 2015 - 1er dimanche de l'Avent, année C PDF Imprimer Email
Année 2015

En ce premier dimanche de l'Avent, c'est -à-dire de quatre semaines de préparation à la fête de Noël, nous entrons dans une nouvelle année liturgique, l'année C.

Il faut reconnaître que si Noël  est un temps de rappel et du souvenir de la venue du Sauveur dans notre monde, il est aussi et surtout la fête où Jésus naît en nous, aujourd'hui.

Il s'agit de nous convaincre qu'aujourd'hui comme hier, devant des situations terrifiantes et angoissantes donnant l'impression d'assister à la fin du monde ou fin d'un certain monde, le Christ est là présent. Et c'est lui notre libérateur et notre sauveur. Il nous dit que ce ne sont pas les forces destructrices qui auront le dernier mot, mais plutôt l'Amour de Dieu et la vie qui jaillit de cet Amour.

La liturgie, à travers le message du prophète Jérémie, nous fait communier aux sentiments de ceux qui, dans l'Antiquité, attendaient le Messie libérateur, pour nous aider, nous aussi, à accueillir celui qui est là et à cheminer avec lui tout au long de notre vie. Plongé dans le désarroi,  le prophète continue à espérer en Dieu, en la force de son Amour. Le psalmiste, désemparé devant les difficultés, se tourne  vers Dieu qui est tendresse et bonté. Plus tard,  saint Paul insiste sur la joyeuse certitude selon laquelle Jésus,  mort et ressuscité, instaurera son règne de gloire auquel participeront les hommes et les femmes qui auront accueilli l'amour intense et débordant du Christ, à l'image de celui que Paul et ses disciples ont pour leurs frères.

Pour nous, le rappel de l'Avent et de Noël nous permet d'écouter  et d'accueillir l'invitation de Jésus à avoir une attitude de veilleur à travers ce que nous vivons.  Veiller, ne pas nous endormir, ne pas nous laisser porter par les remous de l'existence,  mais à garder les yeux ouverts, fixés sur l'essentiel. Veiller, c'est voir que Jésus est vainqueur de tout mal, de toute violence, de toute  méchanceté, en restant fidèle à son Père, uni à son Amour. C'est aussi le contempler au jardin des oliviers dans la souffrance de sa passion. Veiller, c'est voir Jésus présent dans les grands moments de l'existence, dans les joies et les peines du quotidien. C'est l'entendre dire : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Veux-tu bien m'ouvrir, me permettre de vivre avec toi ce que tu vis ? » Oui, veiller, c'est voir Jésus présent dans tout ce que nous vivons, c'est apprendre à lui demander ce qu'il veut me dire à ce moment-ci, dans cette situation que je ne comprends pas et  qui me blesse...

La petite Thérèse de Lisieux est en cela un bel exemple, avec sa petite voie de l'abandon. Voilà ce que Jésus nous demande en ce temps de l'Avent : vivre et rester en éveil...alors toute notre vie sera imprégnée de sa présence. « Dans un monde qui ne sait plus où il va, le défi chrétien, c'est vivre toute sa vie en perspective. Perspective du retour du Christ en gloire, comme ce qui est prié dans le Notre Père : « Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »...

C'est être tourné vers un à-venir. » (KTO. Marie-Noëlle Thabut)

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-Doyen de Saint-Martin