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Homélie du dimanche 11 octobre 2015 PDF Imprimer Email
Année 2015

En méditant les paroles de cet évangile, je me dis que le jeune homme riche,  c'est un peu chacun de nous..., quand, riches de nos moyens matériels, de notre argent, de notre façon de faire, de penser, de vivre, de se comporter vis-à-vis des autres, nous pensons être arrivés et nous nous permettons,  parfois,  des jugements faciles ou des leçons morales faciles...

Oui, c'est chacun de nous, lorsque nous pensons avoir la certitude sur notre façon d'observer les commandements de Dieu et, comme le jeune homme riche, depuis notre jeunesse. Et ainsi, pensant avoir respecté scrupuleusement les lois de l'église, nous nous  installons tranquillement dans nos consciences, sûrs de nos mérites ou d'avoir atteint notre bonheur, même si, en nous, persiste encore cette espèce de vide intérieur, de mal être ou de soif du vrai bonheur. Quand nous observons le jeune homme riche de l'évangile, nous remarquons qu'il  s'est appliqué à rester droit, en tous points, fidèle à la loi de Moïse, espérant y trouver tranquillité de l'âme et s'assurer la récompense éternelle. Mais, ça ne semble être qu'un bonheur illusoire...
C'est à  l'invitation de Jésus à offrir sa fortune aux pauvres qu'il est mis devant son mal être ou les peurs qui habitent son cœur. Et il se découvre malheureux.

En effet, Jésus l'invite à une dépossession de soi, c'est-à-dire à une attitude tout autre que de vouloir se frayer une entrée dans la vie éternelle à force de mérites, des pratiques bien balisées et d'efforts personnels. Il lui propose de se tourner vers Dieu, en toute confiance. Et le secret d'une telle démarche se trouve dans les paroles du psaume : « Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse. »
Se tourner vers Dieu et s'abandonner en lui est une question de foi et de confiance et non forcément une question d'une observance stricte de la loi qui donne l'impression d'être en règle.  La foi me permet de vivre et de comprendre que, dans mes doutes, mes fragilités, mes recherches du bonheur, je ne peux plus compter sur mes propres forces, mais je ne peux compter que sur Dieu, sur son amour, sa miséricorde. Elle m'ouvre la voie à l'Esprit et à la sagesse de Dieu.

Cette sagesse, dont il est question dans la première lecture,  est une qualité divine qui caractérise l'œuvre de Dieu. Ce sont à la fois, ses commandements, sa grâce, son état d'esprit envers les humains...

Laissons-nous habiter par cette sagesse, conduire par l'Esprit-Saint pour nous nourrir quotidiennement de la Parole de Dieu, source du vrai bonheur et de discernement de toutes les richesses mises à notre disposition. Notre Dieu n'est pas un maître à qui il faut rendre compte de nos mérites, il est un Dieu qui donne la vie et l'amour sans condition.

Sources : Feu Nouveau, octobre 2015

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-Doyen de Saint-Martin