Grande récolte de dictionnaires français et anglais
et de manuels de sciences, physique, chimie, biologie, menuiserie et électricité.

À déposer à la librairie du CDD, rue de Bastogne 46 (Arlon)

Ils seront redistribués aux élèves de Lokolama (Congo).

Merci pour eux !

Homélie du dimanche 26 juillet 2015 PDF Imprimer Email
Année 2015

"Il y avait alors une famine dans le pays"... Ainsi commence l'émouvante histoire d'une multiplication des pains qui nous ramène à une période douloureuse de l'histoire du petit royaume d'Israël, dévasté, affaibli, livré à l'impitoyable dureté des puissants. Des situations dramatiques comme bien des peuples en ont connues et en connaissent encore - hélas ! -  à travers l'histoire. Des situations dramatiques qui sont pourtant l'occasion d'exprimer le miracle de la solidarité et de la charité. Ici, en Israël, on fait l'expérience d'un temps de grâce où des hommes de Dieu répondaient à l'indifférence des repus en partageant leur indigence avec les plus démunis... Pour preuve ? Le prophète Elisée qui avec vingt pains d'orge peut nourrir une centaine de personnes. "Ils mangèrent - écrit le livre des Rois - et il en resta, selon la Parole du Seigneur."

A travers des vies de croyants, c'est le visage du vrai Dieu qui se donne à contempler. "Quel réconfort de pouvoir compter sur le Dieu de la surabondance qui suscite dans ses prophètes et ses disciples la générosité du partage ! Quelle leçon pour les nantis, les avares et les égoïstes." (F. Deleclos)

Au temps de Jésus de Nazareth, voici un nouveau partage de pain... Un signe qui provoque l'enthousiasme, mais qui sera mal compris. Un signe à décoder, un mystère qui a besoin de la clé de la foi pour y accéder. Jésus, avec l'aide de ses disciples, nourrit une foule qui a faim. Une fois encore se manifeste la surabondance de Dieu ! La preuve ? Il en restera encore douze paniers ! Mais son geste généreux veut éveiller dans le cœur des disciples et des foules qui le suivent une autre faim, plus essentielle encore : la faim de Dieu, la faim du vrai Dieu, le Dieu qui se donne, qui se partage, comme le pain...

Et cette faim-là..., nous le savons bien, est beaucoup plus difficile à entretenir ! Un Dieu qui donne des tartines gratuitement, un Dieu utilitaire qu'on va trouver quand on en a besoin,... cela intéresse les foules... Mais entretenir en nous la faim d'un Dieu qui a définitivement pris le visage du Partage, de l'Amour livré... c'est beaucoup plus dérangeant !

C'est la mission de l'Eucharistie dans notre vie : entretenir en nous la faim de Dieu qui se donne par amour sur la croix et qui ramène sans cesse au don de soi et au partage avec nos frères.

C'est dur à comprendre pour beaucoup de nos contemporains : on ne peut pas être chrétiens sans venir à l'Eucharistie. C'est là qu'on puise les énergies d'un monde nouveau, d'un monde où chacun réapprend à partager. J'ose affirmer que l'avenir du monde est lié à l'Eucharistie.

Ceux et celles qui se nourrissent vraiment de celui qui est "Parole et Pain" seront capables de faire des miracles.

(inspiré de F. Deleclos, Prends et mange chaque dimanche la Parole, p. 156)

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin