FORMATION SUD LUXEMBOURG

Quel avenir pour notre Eglise ?

Questionnons les premières communautés chrétiennes et l'Eglise d'aujourd'hui

Depuis plus de 20 ans, nous voulons permettre à tous ceux qui le souhaitent d'éclairer leur foi en Jésus et leurs engagements chrétiens. Il faut bien reconnaître que cette démarche n'est pas plus facile aujourd'hui qu'à certaines périodes de crise. Il n'y a pas de recettes miracles que l'on pourrait recopier et il faudra toujours ré-inventer comment " faire Eglise " dans un monde en perpétuel mouvement. Revisiter le passé pour mieux comprendre le présent et inventer l'avenir : tel est le projet pour notre session de formation 2019.

Un projet que nous confions à une femme et trois hommes "théologiens- historiens" de notre diocèse.

De 9h à 15h30* à CLAIREFONTAINE (Arlon) au Centre d'Accueil des Prêtres du Sacré-Cœur, 81, rue du Cloître ou de 20h à 22h : à la salle paroissiale Saint-Martin 17, rue J. Koch à ARLON. PAF : 8 €/journée ou 5 €/soirée *Pour le repas de midi (15 €), s'inscrire avant le 18-09 par courriel : formationsudlux@gmail.com ou par téléphone : 063 226 507 de 9h30 à 11h30.

JEUDI 26 SEPTEMBRE

Des communautés en recherche de repères

par Jean-Claude BRAU, théologien

Après le désarroi provoqué par la mort en croix de Jésus, les disciples se ressaisissent autour des expériences d'apparitions du Ressuscité et, d'abord à partir de Jérusalem, vont être portés par un élan missionnaire dont témoignent les Actes des apôtres et les épîtres de Paul. Si, au début, ils ne se démarquent pas du judaïsme, l'entrée massive de païens dans les communautés et les réactions des communautés juives vont obliger les chrétiens à définir leur identité propre. Ils l'inventeront en s'inspirant de ce qu'ils connaissent dans leur monde : juif, romain et autre. Au début, une grande diversité règne dans les textes auxquels ils se réfèrent, dans les structures qu'ils se donnent, dans les lieux où ils se réunissent. L'unité qu'ils vont construire ne gommera pas cette diversité et passera par des conflits entre personnalités de référence et entre communautés.

Lire la suite...
Homélie du dimanche 28 juin 2015 PDF Imprimer Email
Année 2015

Les textes de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle de la plus haute importance. Ils nous appellent à la vie, à reconnaître que notre Dieu est Dieu de vie. La première lecture, extraite du Livre de la Sagesse, nous dit que « Dieu n'a pas fait la mort ». Elle n'a pas été créée par Lui. Elle est entrée dans le monde de la jalousie du démon. Ceux qui se rangent dans son parti en font l'expérience. Le Livre de la Genèse nous rapporte que Dieu est le créateur de toute chose. Et à chaque étape de la création, nous lisons : « Et Dieu vit que cela était bon. » L'oeuvre de Dieu est bonne. Elle est semence de vie et de bonheur. On n'y trouve pas le poison qui fait mourir. Même si nous disons que la mort est inévitable aux humains que nous sommes, il ne s'agit pas de la mort spirituelle, ni celle du souffle divin en nous, mais plutôt de la mort physique.

Selon l'auteur du Livre de la Sagesse, bien que l'être humain ne soit pas immortel, il est destiné à une existence impérissable, grâce à l'âme et au souffle divin que Dieu a insufflé en lui. Et la mort physique devient passage vers l'immortalité. C'est une bonne nouvelle, un message d'optimisme qui concerne la vie présente et qu'il faut accueillir dans la foi et la confiance. Saint Paul, par exemple, confronté à une situation concrète difficile, demande aux chrétiens de Corinthe, de subvenir matériellement à la communauté de Jérusalem qui connaît de graves difficultés économiques. Pour lui, puisqu'ils ont reçu largement tous les dons, que leur générosité soit large, elle aussi, à l'exemple de la générosité du Christ lui-même. Lui qui était riche est devenu pauvre pour que nous devenions riches de sa pauvreté. « Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance. » ne cessera de dire Jésus. (Jn 10,10)

Les deux guérisons de l'évangile en sont une belle illustration. Jésus donne la gratuité de sa disponibilité, de son temps, de son écoute pour guérir une femme malade, considérée comme impure et condamnée à vivre éloignée de la société, et il redonne aussi la vie à une jeune fille morte. Il donne ce qu'il a reçu gratuitement de son Père. Et pas seulement donner pour donner, mais donner pour remettre debout, rétablir dans leur dignité ceux qui sont ou se sentent exclus de la société. Non seulement eux, mais aussi nous-mêmes ! Les manques, les blessures de la vie, les souffrances causées par des circonstances diverses, les discriminations font partie de notre lot quotidien... Nous avons besoin d'une rencontre avec Jésus pour rétablir la vérité par rapport à toutes ces souffrances. « Les urgences de Jésus sont encore les nôtres aujourd'hui. Redonner sens à une vie qui se perd. Permettre à un enfant de grandir. Apaiser un cœur qui saigne. Savoir se retourner vers le corps qui souffre au milieu de nos foules. Se laisser toucher et vivre l'Évangile. » (Prions en Église, Juin 2015, p. 182)

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Saint-Martin