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Homélie du dimanche 19 avril 2015 - 3ème dimanche de Pâques PDF Imprimer Email
Année 2015

Avant-hier, comme je terminais la lecture du texte d'évangile que nous venons d'écouter ensemble pour commencer la préparation de l'homélie de ce dimanche, on a sonné à la porte du presbytère. C'était - une fois encore ! - un jeune sans travail et sans famille qui m'a demandé tout de go : "Mon Père, avez-vous pour moi quelque chose à manger ?" C'était la même question que celle posée par le Ressuscité à ses disciples "saisis de frayeur et de crainte" au soir de Pâques.

Voilà une visite impromptue - et hélas qui n'est pas rare - qui m'a fait réfléchir sur la page d'évangile de ce dimanche !

En demandant à manger à ses disciples après avoir montré les stigmates de son supplice et de sa mort infâme, bien sûr que le Ressuscité voulait chasser de leur tête toute confusion avec un fantôme ou un revenant ! Il insiste : "C'est bien moi, celui qui a été crucifié il y a trois jours ! C'est bien moi, celui avec qui vous avez mangé la Pâque jeudi dernier !"

Mais en leur posant cette question, la plus vitale qu'un être humain puisse poser à son semblable : "As-tu pour moi quelque chose à manger ?", Jésus ne voulait-il pas aussi conduire ses disciples sur la voie d'une nouvelle Présence, celle qu'il avait plus d'une fois évoquée au cours des trois années où ils avaient vécu ensemble, où il avait essayé de les ouvrir à l'intelligence des Écritures, c'est-à-dire à comprendre en quoi lui, Jésus qui revendiquait le titre de Fils de Dieu, venait, dans un don total de lui-même à ses frères humains, réaliser les prophéties. Le pauvre homme tabassé par les brigands sur la route de Jéricho, c'était bien lui ! Le verre d'eau offert en son nom, le pain partagé avec un frère, voilà le secret de la vraie vie qu'il venait révéler à l'homme ! Une vraie vie dont on fait déjà l'expérience ici-bas chaque fois qu'on lutte pour une meilleure qualité de la vie pour tous, mais une vraie vie dont nous pourrons aussi faire l'expérience en plénitude dans l'au-delà de la mort. Oser annoncer qu'il y a une vie éternelle auprès de Dieu, c'est le cri risqué de notre foi ! Telle est bien la formidable espérance jaillie hors du tombeau au matin de Pâques ! De cela, nous sommes les témoins !

C'est la mission difficile et merveilleuse à la fois que le Christ ressuscité nous confie !

Frères et sœurs, mes amis, en nous invitant à renouveler jusqu'à la fin du monde le don qu'il a fait de sa vie dans le partage du pain et de la coupe de vin, Jésus entretient en nous à la fois la mémoire de sa Pâque mais aussi ce qu'il attend de nous, ses disciples, dans notre vie fraternelle : partager, accueillir et aimer !

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin