Inscriptions à la catéchèse

L'ÉVEIL À LA FOI : 1E ANNÉE (enfants nés en 2012)
20/9
à 20h  ou 27/9 à 20h
Salle St Martin 17 rue Jean Koch

LA DÉCOUVERTE DE JÉSUS : 2E ANNÉE*
13/9 à 20h  ou 25/9 à 20h
Salle St Martin 17 rue Jean Koch

L'ACCUEIL DU PAIN DE VIE : 3E ANNÉE*
11/9 à 20h  Salle St Martin 17 rue Jean Koch ou 17/9 à 20h à l'église St Donat

* la participation à l'étape précédente est une condition indispensable à l'inscription à cette étape

PROFESSION DE FOI ET CONFIRMATION

(enfants nés en 2008). Mercredi 19 septembre à 17h et à 20h (au choix) à la salle paroissiale 17 rue Jean Koch.

Si vous avez raté la réunion, merci de prendre contact le plus rapidement possible avec le secrétariat paroissial ou Anne Jaspart 0495/88.71.44


Homélie du dimanche de Pâques 5 avril 2015 PDF Imprimer Email
Année 2015

Le baptême de la petite Sienna, qui va avoir lieu au cours de cette célébration, est à la fois sacrement d'initiation chrétienne et rite de passage. Passage de la vie de non baptisée à la vie de baptisée en Christ. Tous les rites marquent ce passage que l'on peut comparer au passage de la mort à la vie. Cette célébration coïncide avec la réalité de la fête de Pâques de Jésus, qui, elle aussi, est passage de la mort à la vie, de sa mort à sa résurrection... Par notre baptême, nous sommes ressuscités avec le Christ ; nous recevons la lumière du cierge pascal, qui est la lumière du Christ et aussi la lumière de la foi, donnée à qui veut la recevoir. Et cette lumière de la foi nous donne à voir l'invisible.

A propos des baptêmes, bon nombre de jeunes parents le demandent pour leurs enfants. Ce qui est étonnant au moment où notre église n'a plus la cote, où la foi est apparemment en perte de vitesse, où la résurrection du Christ relève du non-sens, chimère ou utopie ! Comment expliquer cela ? Mystère ! Ou certitude qui relève de l'ordre de la foi, de l'invisible...

La situation actuelle pourrait paraître un échec, comme ce qu'ont vécu les disciples de Jésus lors de sa passion et de sa mort, échec accentué par la réalité du tombeau vide. Tombeau vide qui renvoie à une situation de chaos, de néant, d'abîme, de nuit sans issue, d'échec absolu.

Face à cela, la réaction des disciples, dont Jean, le « disciple bien-aimé ».

Dans l'évangile de ce jour, on dit de lui : « Il vit, et il crut. »

Qu'a-t-il bien vu pour le pousser à croire ? Nous comprenons donc ici que la foi relève du don, de la connaissance et de l'amour. Elle nous donne à connaître Dieu et nous introduit dans son intimité, dans une familiarité singulière et nous place dans la confiance vis-à-vis de son message.

Connaissance et intimité qui éclairent le moindre geste, le moindre signe.

Cette lumière qui éclaire un événement enfoui dans le sable de notre mémoire et qui soudain, remonte à la surface et nous fait dire : « Ah, je vois ! ».

Cette intimité qui se vit dans les relations de complicité, de fidélité, de confiance, d'amour sincère et profond entre amis, au sein des couples... relation d'amour entre parents et enfants, entre une mère et son bébé, comme c'est le cas de la petite Sienna avec sa maman, sans oublier le papa, bien sûr...

Pour nous, aujourd'hui, célébrer la résurrection du Christ, c'est passer avec lui de la mort à la vie, du pays de servitude à la libération et au salut, du désespoir à l'espérance, du tombeau vide à la présence d'un Dieu d'amour. Que le don de la foi soit revivifié afin que nous entrions, nous aussi, dans la complicité de l'amour de Dieu et de la résurrection du Christ.

Paul va droit au but : il nous révèle notre nouvelle identité dans la résurrection du Christ. Pour lui, la résurrection est déjà une réalité pour celui qui croit au Christ : « Vous êtes ressuscités avec le Christ. »  Notre vie est désormais cachée en Dieu ; c'est en lui que réside notre trésor et c'est vers lui que nous sommes appelés à tendre, vers lui que s'orientent tous nos passages. Que cette complicité avec lui nous ouvre les yeux de la foi pour que nous puissions le voir se manifester dans notre vie de tous les jours.

N'ayons pas peur devant le tombeau vide ! Il est un appel pour chacun de nous à nous remettre en route, vers nos « Jérusalem » d'aujourd'hui, où des hommes et des femmes attendent une parole d'espérance et de paix, une parole d'amour.

Comme disait un auteur : Didier RIMAUD, que je paraphrase : notre naissance, notre lumière, notre pardon, notre espérance, notre bonheur, notre avenir... ont jailli du tombeau.

Abbé Wenceslas MUNGIMUR