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Textes introductifs à la lecture de la Passion - vendredi saint 3 avril 2015 PDF Imprimer Email
Année 2015

/1/ Voici d'abord l'arrestation de Jésus et la défection de tous.
Comment Jésus, qui vient avec ses disciples dans un jardin, va-t-il être laissé absolument seul, au terme de ce premier acte ?
Ainsi, avec l'aide de Judas qui le livrait, il est arrêté par des gardes juifs et ligoté comme un malfaiteur. Et pourtant, Jésus apparaît comme souverain ; il sait ce qui va lui arriver et il s'avance vers eux pour leur dire "Je suis", ce qui les fait reculer.
Devant le grand prêtre, l'interrogatoire de Jésus est réduit à sa plus simple expression, car pour l'évangéliste, le procès est mené depuis longtemps ; l'enseignement de Jésus, toujours public, est rappelé.
Puis, devant la gifle d'un garde, Jésus réaffirme sa souveraineté et a le dernier mot.
Mais, aux trois mentions de Jésus "C'est moi" ou "Je suis" répondent les trois reniements de Pierre : "Je ne suis pas".

/2/ Jésus est mené devant Pilate où il va être condamné à la crucifixion.
Dans ce deuxième acte, sept moments se suivent, montrant Pilate et Jésus à l'intérieur du prétoire, puis Pilate et la foule à l'extérieur.
Pilate sans cesse sort, puis rentre dans le prétoire : ses déplacements expriment bien sa perplexité !
Au-dedans, se dit la révélation de la personne de Jésus, au-dehors, c'est le monde hostile et ses cris.
Trois fois, Pilate affirmera l'innocence de Jésus, cependant à la fin, il livre Jésus à la foule pour qu'il soit crucifié.

/3/ Voici enfin la mort en croix.
Ce dernier acte raconte les circonstances de la mort de Jésus. L'accent nouveau sur l'Écriture, montre que la mission de Jésus s'accomplit. La mort en croix est un accomplissement absolu, conformément aux  Écritures.
Quand Jésus remet l'esprit, il ne suffit pas d'y voir son dernier soupir, mais plutôt une transmission de l'Esprit.
En héritage, Jésus nous laisse sa tunique sans couture et surtout sa mère. Il nous a redit sa soif d'amour, de son côté sont sortis le sang et l'eau, qui annoncent les sacrements de l'Église.
Vraiment, pour l'évangéliste, c'est au pied de la croix que naît l'Église des croyants. C'est là que Jésus rassemble sa nouvelle famille.
C'est comme un illettré qu'il a signé d'une croix tout son amour pour nous "jusqu'au bout".