FORMATION SUD LUXEMBOURG

A l'ère des réseaux sociaux, Dieu se communique

A l'heure des réseaux sociaux de plus en plus présents dans le quotidien de beaucoup d'entre nous, l'équipe qui organise la formation religieuse dans le sud de la Province de Luxembourg a décidé de consacrer la réflexion de ses quatre journées et soirées d'octobre à cette problématique.

Nous aideront dans cette recherche Christophe HERINCKX, docteur en théologie et journaliste à CathoBel, le Service Médias du diocèse et l'équipe diocésaine du Chantier Paroissial.

MARDI 9 OCTOBRE

La communication, qu'est-ce que c'est ?

La communication fait partie de notre quotidien à toutes et tous : sans cesse, que nous le voulions ou non, nous communiquons. La communication constitue donc un enjeu fondamental de notre "être humain".  Non seulement nous communiquons des informations, nécessaires à la vie en société, mais nous nous communiquons également nous-mêmes. La communication ouvre la relation avec les autres.

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Homélie du dimanche 9 novembre PDF Imprimer Email
Année 2014

La dédicace de Latran.

Fête de saint Martin.

Après deux autres fêtes de l'église, celles de la toussaint et des défunts, nous fêtons aujourd'hui une autre église, en pierres : il s'agit de la première basilique construite à Rome. C'est l'église saint Jean de Latran, cathédrale du pape, appelée aussi mère de toutes les églises. Deux grands symboles se dégagent de cette fête : celui de l'autorité du pape et celui de la présence du Seigneur. Il ne s'agit pas d'une autorité temporelle, à la manière d'un chef qui commanderait en maître mais celle d'un serviteur, témoin du Seigneur et gardien de son troupeau. Dieu lui-même en est le chef.Dans l'Evangile, quand Jésus parle de la destruction et de la reconstruction du temple, il s'agit de lui-même. « Le Temple dont il parlait, c'était son Corps ».

C'est pourquoi, célébrer aujourd'hui la dédicace de l'église de Latran, ce n'est pas seulement célébrer la maison construite en pierres, qui est un lieu sacré de prière et de recueillement, mais c'est aussi et surtout célébrer la grande église à la fois invisible et visible que représente la famille des enfants de Dieu : le Corps mystique du Christ, dont lui-même est la tête et dont nous sommes tous membres. Elle est aussi la fête de ces églises que sont nos cœurs, nos rencontres et nos organisations humaines. Chacun de nous peut se dire : « Je suis l'église de Dieu, le temple de l'Esprit-Saint... Nous sommes l'église de Dieu, nous faisons partie de cette église appelée Corps mystique, dont Jésus est la tête et nous en sommes les membres ». Chaque membre, relié aux autres, a sa place et sa fonction nécessaires à la vie de l'ensemble. « N'oubliez pas, nous dit saint Paul, que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit habite en vous... Le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous ». C'est l'appel lancé à notre responsabilité de témoin et de membre et aussi au respect qui doit en ressortir vis-à-vis de chaque membre considéré comme temple de l'Esprit-Saint et lieu sacré de la présence du Seigneur. C'est aussi l'appel du pape François : « Tout être humain fait l'objet de la tendresse infinie du Seigneur, qui habite dans sa vie... Au-delà de toute apparence, chaque être est infiniment sacré et mérite notre attention et notre dévouement ». (La joie de l'Evangile, n° 273)

Fêter saint Martin aujourd'hui, c'est une occasion de rendre grâce au Seigneur pour les merveilles et la beauté que représente ce grand édifice à la hauteur d'une cathédrale, merveille de la foi de ceux qui en ont fait ce qu'elle est aujourd'hui, merveille pour l'ambiance qu'elle offre à la diversité des personnes qui entrent pour vivre des moments favorables de recueillement, de prières ou de toute autre dévotion. Chaque personne vient s'y ressourcer pour repartir en pierre vivante qui sert à l'édification de l'Eglise Universelle. Fêter saint Martin, c'est surtout s'inspirer du modèle de la conversion de son saint patron Martin qui, de l'officier militaire, devint évêque de Tours. Saint Martin qui comprit que se tourner vers Dieu ouvrait la voie au vrai bonheur et permettait de voir en tout homme une présence sacrée de Dieu, un temple de l'Esprit-Saint. L'homme n'était plus un ennemi à combattre, un pauvre malheureux abandonné à son triste sort, mais plutôt un frère à aimer ou un prochain à aider, à l'exemple du Bon Samaritain. Continuons à travailler à l'édification de ce bel édifice pour qu'il soit ainsi et pour toujours un lieu de ressourcement pour des milliers de pèlerins qui y transitent, mais aussi vivons les uns avec les autres en frères et sœurs, temples de Dieu, membres d'un seul corps, reliés au Christ qui en est la tête.

Abbé Wenceslas Mungimur