MARCHE DE NOEL du 8 au 10 décembre

Place Léopold ARLON

Comme chaque la restauration est assurée par les Service Clubs de la région et la paroisse St-Martin au profit d'associations de la région.

La paroisse vendra des crêpes. Si vous voulez nous aider  merci de contacter Dominique Mayon

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Homélie du dimanche 19 octobre 2014 PDF Imprimer Email
Année 2014

L'évangile de ce dimanche nous situe dans un contexte d'occupation romaine. L'empire romain est solidement implanté et a imposé sa loi. Les lois, les cultes locaux sont interdits sous peine de mort. Seul est obligatoire le culte à l'empereur et aux divinités romaines. Afin d'éviter des troubles graves, les juifs sont autorisés à pratiquer librement leur religion. Le judaïsme est donc la seule de toutes les religions autorisée dans tout l'empire romain. En revanche, la taxe imposée par l'occupant à la Palestine est extrêmement lourde. Et la population est divisée sur l'attitude à adopter face aux romains. Il y a des hérodiens qui sont des collaborateurs actifs qui soutiennent le roi mis en place par l'occupation. Les pharisiens, eux, jugent la présence des romains comme un châtiment divin et qui demande une démarche de conversion. Et, enfin, les zélotes qui luttent ouvertement et à mains armées contre les armées romaines.

C'est dans ce contexte-là que les pharisiens et les hérodiens posent la question piège à Jésus : "Est-il permis oui ou non de payer la taxe d'occupation à Rome ?" L'occasion serai ainsi donnée pour l'accuser de soutenir les zélotes, le dénoncer et le faire condamner à mort...

Mais Jésus ne tombe pas dans leur piège. "Rendez à César ce qui revient à César, mais rendez à Dieu ce qui revient à Dieu."

Ce qui regarde les affaires est différent du culte rendu à Dieu. Autrement dit, les affaires ne sont que des affaires ; seul le Royaume est le Royaume. César n'est que César, seul Dieu est Dieu : Il est l'Absolu, c'est-à-dire l'origine de tout, transcendant les époques et les cultures. Tout le reste, politique, syndicalisme, organisations diverses... n'existe que par rapport à Lui et ne sont que relatifs à l'époque et à la culture où ils sont vécus. Chaque citoyen doit respect à César, tant que César ne se prend pas pour Dieu. César a l'autorité, alors que Dieu seul est l'Autorité et à l'origine de toute autorité, qui s'exerce, comme celle de Dieu, dans l'Amour et pour le bonheur de tous.

C'est l'enseignement constant de Jésus : "Honorez tous les hommes, aimez vos frères, craignez Dieu, respectez le roi" (1Pierre2, 17) "Que chacun soit soumis aux autorités qui exercent le pouvoir, car il n'y a d'autorité que par Dieu et celles qui existent sont établies par lui" (Rom13, 1).

Comme on peut le lire dans l'Isaïe : "A cause de mon serviteur Jacob et d'Israël mon élu, je t'ai appelé par ton nom, je t'ai décerné un titre {...} En dehors de moi, il n'y a pas de Dieu. Je t'ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas." (Isaïe 45,4)

Jésus veut nous amener à élever notre regard au-delà des pièces de monnaie vers le Royaume de Dieu dont nous devrions nous préoccuper de cheminer.

Il y a une question qui nous rejoint aujourd'hui : le piège tendu à Jésus est toujours actuel. Des hommes et des femmes s'engagent pour témoigner de leur foi dans le monde comme l'invite l'appel à la mission de ce dimanche. Leur engagement au service des plus pauvres les amène à dénoncer les injustices, les magouilles, les violences. Alors, on fait tout pour les compromettre. On n'hésite pas à les accuser d'actes qu'ils n'ont pas commis pour rendre leur parole incrédible ; ils seront mis hors circuit.

Mais le Seigneur n'abandonne pas ses envoyés. Tout au long de la Bible, un message renvient souvent : "Ne crains pas, je suis avec toi."

Abbé Wenceslas MUNGIMUR - Vice-doyen de Saint-Martin