REPAS POUR "LOKOLAMA" à la Petite Bergère à Freylange.

le 30 septembre à 12.30 heures.

Les bénéfices sont réservés au paiement du minerval des nécessiteux de Lokolama (800 élèves)

Apero - menu à base de produits saisonniers (potage, plat principal, Dessert), café.

Prix: 21€ ; enfant de moins de 12 ans: 10€

Merci de s'inscrire avant le 22 septembre chez Suzanne Wiame

(0472/883181 ou 063/219998 le soir SVP

Paiement au compte BE53 1941 1547 4153  de Suzanne Roosens.

en communication Lokolama + nbr de personnes.)


Homélie du dimanche 5 octobre 2014 PDF Imprimer Email
Année 2014

Dans la première lecture et dans l'évangile, nous découvrons un vigneron amoureux de sa vigne. Dans le livre d'Isaïe, la vigne, c'est le peuple et le vigneron, c'est Dieu qui a tout fait pour que sa vigne donne du fruit. Il en attendait de beaux raisins ; comprenons le  respect du droit et de la justice par son peuple. Une véritable relation affective était née entre le vigneron et sa vigne. Que d'efforts fournis et de liens tissés ! Nous pouvons comprendre la déception du vigneron lorsque la vigne donna de mauvais raisins en place des fruits de justice et de sainteté qu'il en attendait.

Dans l'évangile, ce n'est pas la vigne qui est en cause, mais bien les vignerons. Ceux-ci ne représentent plus Dieu, mais les prêtres et autres responsables du peuple. Dieu est ici figuré par le personnage du maître qui attend que lui soit remis le produit de la vigne. Dieu attend des actes qui manifestent l'amour et la fidélité à son alliance.

La vigne donne bien du fruit, mais ce sont les vignerons qui refusent de le donner à son propriétaire.

Pour obtenir le produit de la vigne, le maître envoie ses serviteurs. Ils seront tués, lapidés ; c'est l'image même des prophètes envoyés par Dieu au cours des siècles pour rappeler au peuple les exigences de la Torah, de la justice et de l'obéissance. Leur message n'a pas été écouté. De nombreux prophètes seront eux aussi maltraités, tués. Cette succession d'envois infructueux n'évoque-t-elle pas pour nous combien est grande la résistance des hommes à la révélation de Dieu ! N'est-ce pas un refus toujours bien actuel ?

Le Maître-Dieu ne désespère pourtant pas. Il envoie son propre fils. Celui-ci sera jeté hors de la vigne et tué, image de Jésus qui sera emmené hors de Jérusalem pour être crucifié.

La parabole se termine par un jugement. Dieu va confier sa vigne à d'autres vignerons. À charge pour eux de produire enfon ces bons fruits tant attendus. La citation reprise par Jésus nous rappelle que cette communauté nouvelle est fondée sur cette pierre rejetée et devenue pierre d'angle, cette pierre symbole du Christ crucifié par les hommes, mais relevé, ressuscité par Dieu.

Dieu choisit comme pierre angulaire de son Royaume ce que les puissants semblent avoir écrasé, rejeté, méprisé. L'amour fidèle qui espère contre toute espérance, la foi humble et confiante de celui qui avance dans la nuit, celui qui se croit inutile ou sans talents, la personne fragile, malade, handicapée, voilà pour Dieu le fondement de son Royaume nouveau.

Une fois encore, frères et sœurs, nous voici invités à sortir d'une logique de consommation et de rentabilité, de droit et de devoir. Même si ces réalités, en toute logique, font partie de notre quotidien.

Ce que Jésus nous rappelle, c'est bien cela : par-dessus tout, qu'il y ait l'amour, le don, la gratuité, la grâce. Recevoir... et donner... gratuitement.

Décidément, le monde de Dieu est différent du nôtre ! Mais quelle joie, quand on a commencé à l'accueillir !

(inspiré largement de Feu Nouveau n°57/6 2014)

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin