On recherche un-e SACRISTAIN-E

pour l'église Saint-Martin

20h/semaine (horaire souple, prestations le week-end et en semaine)

pour préparer les célébrations et nettoyer l'église.

Qualités requises :  débrouillard  -  disponible  -  accueillant  -  soigneux

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Homélie du dimanche 3 août 2014 PDF Imprimer Email
Année 2014

Nous avons refermé le chapitre des paraboles dans l'évangile de Matthieu, des paraboles qui ont nourri notre vie et notre prière durant tous les dimanches de juillet... et c'est pour partir, cette fois, en barque avec Jésus pour rejoindre un endroit désert, à l'écart. En débarquant avec lui, nous retrouvons une grande foule de gens avides de le rencontrer. C'est là que nous assistons à un événement qui, avec le geste du lavement des pieds et celui de la dernière Cène forment un triptyque capital de la vie et du message de Jésus, capital aussi pour entrer dans la compréhension de l'Eucharistie, ce sacrement qui entretient et nourrit en nous la mémoire de Jésus et fait de nous, chrétiens, le Corps du Christ toujours présent dans le monde. Comme le disait Saint Augustin à ses frères : "Devenons ce que nous recevons, le Corps du Christ !"

Cet épisode du partage du pain dans le désert pour nourrir des foules qui ont faim est bien, lui aussi, une parabole en acte dont Jésus a le secret. Cela se passe au désert, et le soir, un lieu et une heure hautement symboliques des manques essentiels qui peuvent surgir dans nos vies. Le désert, c'est le lieu où l'homme est confronté à ses propres limites. Le soir, c'est l'heure où les angoisses remontent.

Et Jésus de déstabiliser ses interlocuteurs : "Donnez-leur vous-mêmes à manger !" Et nous voilà, comme les disciples du Christ, mis au pied du mur : nourrir une telle foule dans un endroit si désert. Comment ne pas se trouver complètement démunis au cœur de notre humanité ! Les conditions de vie, les drames, la violence, l'injustice structurelle, la misère sont insoutenables pour des millions d'êtres humains. La faim de justice et de dignité est immense partout dans le monde. Alors, quand on n'a que cinq pains et deux poissons... qu'est-ce que cela pour tant de monde ! La tâche est décidément surhumaine ! Oui, que pouvons-nous faire ?

La seule réponse, Jésus l'improvise avec ses disciples en leur proposant le seul geste qui sauve l'homme et l'humanité, tout à la fois le drame des pauvres et la déprime des riches : le partage. "Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?" disait déjà Isaïe. Des paroles que notre société d'abondance et de gaspillage devrait méditer.

Oui, la parabole en acte que Jésus met en scène ce soir-là dans le désert en les invitant à aller eux-mêmes partager le peu qu'ils ont avec les foules affamées a une portée universelle insoupçonnée que toutes les générations - la nôtre avec une urgence évidente - doivent traduire dans des gestes concrets.

Cette parabole du partage est la toile de fond de chacune de nos eucharisties. Le vrai miracle de l'Eucharistie, c'est qu'elle sauve d'un égoïsme aveugle et nous fait progresser au chemin du partage, qui est le seul chemin de la joie... du vrai bonheur... et du salut...

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin