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Homélie du dimanche 25 mai 2014 PDF Imprimer Email
Année 2014

Un homme aimait beaucoup son père et ce dernier avait été pour lui un véritable mentor. En mourant, il lui avait promis de communiquer avec lui à partir de l'au-delà. Mais rien ne se produisit. Or, un jour il prît le coffre à outils que lui avait laissé son père, et en particulier la truelle du maçon, il ressentit comme un frisson, et le goût de poursuivre son œuvre. Ce n'était pas la communication désirée. Mais peut-être quelque chose de beaucoup plus important. Car nous le savons bien, un deuil peut nous détruire, comme il peut nous faire naître à autre chose. Il faut faire l'expérience d'une autre forme de présence qui sera source de vie en nous.

Et pour l'évangile de ce jour, c'est clair : « A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples...Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi » En d'autres mots, Jésus nous invite, à faire l'expérience d'une autre forme de sa présence qui se manifeste par la fidélité à ses commandements ; mais aussi par l'envoi d'un autre défenseur : le Saint Esprit ; « Je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous ». En faisant cette prière, Jésus montre qu'il se soucie de la défense des disciples, il montre qu'il est lui-même un défenseur. Voilà pourquoi il parle d'un « autre défenseur ».

Mais sa demande implique aussi autre chose. Elle veut dire qu'à travers le procès tout proche de Jésus, un autre procès se dessine, celui où les disciples de Jésus seront eux-mêmes accusés, pour leur foi au Fils de Dieu crucifié et de nouveau vivant. Ce terme de Défenseur est la traduction d'un mot grec qui, dans l'histoire de l'Église, a toujours été difficile à interpréter. On l'a parfois traduit par consolateur, intercesseur, voire directement francisé en Paraclet.En milieu judiciaire juif, le défenseur assistait son client et le conseillait au fur et à mesure tandis que le client parlait lui-même pour tenter de se défendre.

Cela laisse entrevoir quelque chose de la nature de l'Esprit-Saint. Il soutient les disciples. L'Esprit-Saint parle pour aider, les disciples de choisir et d'écouter ses conseils. Cet Esprit est déjà connu : « mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous, et qu'il est en vous ». Non seulement celui qui doit nous être envoyé par le Père est déjà auprès de nous, mais il est aussi en nous.

Évidemment Jésus ne se contredit pas et ne dit pas de choses impossibles. Il est même particulièrement intéressant de noter qu'en priant le Père pour qu'il donne son Esprit qui est déjà là, Jésus fait ce qu'il invite  à faire  c'est-à-dire  lorsqu'on a déjà reçu l'Esprit-Saint, il y a encore à demander et encore à recevoir l'Esprit-Saint. Autrement dit, la Pentecôte prochaine sera pour nous le jour où l'Esprit-Saint sera demandé au Père et où nous le recevrons par le Fils, à nouveau et encore. A cet effet, notre diocèse a initié une neuvaine pour se préparer à la fête de la pentecôte.

En ce jour, au milieu de nos préoccupations quotidiennes, Jésus nous invite à le sentir toujours présent, à savoir découvrir qu'Il est vivant à travers ses commandements, ses paroles et l'Esprit Saint.

Abbé Arnaud NGOUÉDI - Vicaire à Saint-Martin