Grande récolte de dictionnaires français et anglais
et de manuels de sciences, physique, chimie, biologie, menuiserie et électricité.

À déposer à la librairie du CDD, rue de Bastogne 46 (Arlon)

Ils seront redistribués aux élèves de Lokolama (Congo).

Merci pour eux !

Homélie du dimanche 27 avril 2014 - 2e dimanche de Pâques PDF Imprimer Email
Année 2014

Que de perles à mettre en valeur dans ces trois textes essentiels de la Parole de Dieu qui nous sont offerts ce dimanche pour illuminer le mystère de la Résurrection ! Commençons par jeter un regard sur l'Évangile !

Sacré Thomas ! Dieu sait si on lui en a fait une de ces réputations ! Thomas, le sceptique ! Thomas l'incrédule ! Thomas, le patron des incrédules et des libres penseurs ! Thomas, l'homme incrédule qui réclame des preuves !

Et alors ? Les autres étaient-ils plus malins et plus croyants ? Eux aussi ont douté devant la tournure des événements ! Calfeutrés dans leur peur, ils ont sûrement, eux aussi, cherché des preuves !

Et si Thomas, appelé Dydime, c'est-à-dire notre jumeau, avait été le seul à avoir mesuré le véritable enjeu de la Résurrection ?

La foi est toujours un mélange de doute et de confiance, d'incroyance et de risque consenti. En chacun de nous, écrivait le frère Roger de Taizé, "le oui et le non se superposent". La foi se vit dans l'écoute de l'autre et dans l'humilité. La foi "évidence absolue" risque bien de conduire à l'intolérance.

La foi ne peut se vivre sans amour et compassion. En invitant Thomas à mettre ses doigts dans les plaies de la passion, le Ressuscité veut lui faire découvrir jusqu'où il nous a aimés... jusqu'à donner sa vie par amour. La foi et l'amour ne peuvent contourner ou fuir la souffrance. Avec le Christ, nous sommes invités à la traverser... pour ressusciter avec lui. Aimer, c'est aussi compatir, prendre la misère de l'autre dans son cœur. Cela nous renvoie à la lettre de l'apôtre Pierre entendue en deuxième lecture : "Dans sa grande miséricorde, Dieu, le père de Jésus, nous fait renaître grâce à la Résurrection du Christ". On comprend que le pape Jean-Paul II ait donné à ce deuxième dimanche de Pâques le nom  de "dimanche de la Divine Miséricorde".

La juste transmission de l'expérience pascale n'est pas d'abord assurée par un texte, ni par un code de conduite, ni par des rites. Elle passe par l'existence concrète d'hommes et de femmes, inscrivant dans leur vécu la nouveauté de la résurrection du Christ.

Ce vécu des témoins du Christ se traduit particulièrement, depuis 20 siècles et aujourd'hui par la qualité de la vie communautaire des croyants, qu'il s'agisse des familles, des paroisses, des communautés religieuses... et d'autres espaces relationnels encore. Les quatre grandes fidélités de la première génération chrétienne rappelées dans les Actes des Apôtres sont notre héritage incontournable ; fidélité à la Parole transmise par les Apôtres, fidélité à l'amour et à la communion fraternelle qui se prolonge dans la solidarité avec les plus démunis, fidélité à l'Eucharistie et la fidélité à la prière. C'est dans ces quatre fidélités que nous rendons témoignage au Ressuscité depuis près de 2000 ans.

Ce dimanche, cette liste de témoins, connus ou non, est augmentée de deux hommes qui ont marqué l'Église et le monde du 20e siècle, ceux qui deviennent en ce jour, saint Jean XXIII et saint Jean-Paul II.

Puisse le témoignage rayonnant qu'ils ont transmis comme successeurs des apôtres nous encourager à relever le défi de la foi au Christ dans l'aujourd'hui de notre monde en quête d'amour, de miséricorde et d'espérance !

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin