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Montage et répétitions ... Quelques images du montage du podium et des répétitions de l'Ecole de danse Aurélie Thill d'Arlon ainsi que Vincent Hubert aux grandes orgues de St-Martin

Spectacle du vendredi 23 mars 2018 -  8 min. Plus de 70 artistes en fête pour célébrer les 10 ans du réseau Eglises Ouvertes à l'église Saint-Martin d'Arlon, les 23 et 24 mars 2018 ! "En Chemin", un spectacle à la fois intime et grandiose, qui rassemble musiciens, danseurs, solistes, acrobates, choristes et pèlerins, d'Arlon et d'ailleurs. Une belle aventure partagée, en l'honneur d'une église particulièrement vivante ! Direction artistique : Sacred Places

Homélie du dimanche 24 novembre 2013 - Christ Roi de l'univers PDF Imprimer Email
Année 2013

Avant de commencer, je voudrais vous poser une question: si vous aviez pu choisir vous-même l'évangile d'aujourd'hui, combien d'entre vous auraient choisi celui-ci?! Sincèrement, mais qu'a à voir l'évangile de la crucifixion avec cette fête du Christ roi de l'Univers?! N'auriez-vous pas plutôt choisi un autre évangile, un évangile où le Christ serait présenté dans toute sa magnificence, par exemple en train de marcher sur l'eau, en train de guérir des malades, en train de chasser des démons ou encore en train de multiplier le pain et nourrir ainsi des milliers de personnes?!

Personnellement, j'aurais peut-être choisi l'évangile de la résurrection, là où le Christ est présenté comme Seigneur de la Vie et de la Mort. Alors pourquoi l'Église, pour nous parler de la toute puissance de Dieu, de sa royauté dans la figure de son fils, nous présente au contraire un Dieu «tout impuissant», défiguré, méprisé, cloué sur une croix? N'est-ce pas une contradiction?

Peut-être que nous avons tous besoin de changer notre vision de la puissance. J'ai un scoop pour vous: Dieu n'est pas un Dieu Tout-puissant. Et il ne souhaite pas non plus l'être. Par contre, il est un Père Tout-puissant. Il suffit prendre les plus anciennes prières, comme le Gloria ou le Credo. Comment commencent-elles ?: « Je crois en Dieu, le Père Tout-puissant » pour le Credo, et « Nous te glorifions, nous te rendons grâce, pour ton immense gloire, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant » pour le Gloria. Quelle est la différence entre Dieu Tout-puissant et Père Tout-puissant ? C'est que sa Toute-puissance n'est pas une toute-puissance qui écrase, mais qui plutôt engendre la vie; être père, c'est féconder, engendrer la vie en l'autre, parce que cette vie nous la portons en nous. La royauté du Christ est du même genre.

Mais je crois que pour mieux comprendre ce qui se cache derrière le choix de cet évangile, derrière cette croix qui aujourd'hui est mise en valeur, il faut peut-être arrêter de la contempler de l'extérieur, comme se sont contentés de le faire et le peuple juif de l'époque, et les chefs des prêtres, et les soldats romains et l'un des deux larrons. Essayons aujourd'hui d'entrer dans ce mystère, d'y monter nous aussi, sur cette croix. Comment? En rentrant au plus profond de nous-mêmes, là où se trouve notre propre croix. Parce que Jésus Christ n'est pas monté sur n'importe quelle croix; en montant sur cette croix, il y a 2000 ans, il a voulu monter à la cime de notre propre croix, sur la mienne comme sur la tienne, sur la croix qui est plantée là, au cœur de notre existence, comme une blessure encore ouverte, béante.

C'est pourquoi, quand je parle de croix, je pense à bien plus qu'une simple épreuve de la vie. Tous, à un moment donné, nous avons, malgré nous, été cloués à un événement difficile de notre histoire. Il n'était peut-être pas énorme cet événement, mais nous nous sommes sentis humiliés, rabaissés, nous en avons souffert; en tous cas, cet événement, que nous nous l'avouions ou pas, nous a marqué au feu et nous a fait probablement douter de l'amour de Dieu. Aujourd'hui, sans que nous nous en rendions compte, il continu de nous conditionner indirectement dans nos choix de tous les jours, dans nos choix de vie.

Tous nous avons pensé un moment ou l'autre de notre vie: si Dieu est amour, pourquoi a-t-il permis cette injustice, cette croix, dans ma vie? Où était-il quand dans mon adolescence je me suis senti rejeté par mon père, quand j'ai refusé mon physique, quand mon visage boutonneux me paraissait horrible, quand je méprisais mon caractère, quand ma timidité me torturait, quand j'ai senti que mes parents préféraient ma sœur ou mon frère à moi, quand je me suis senti lâché, abandonné par tout le monde. Où étais-tu Dieu à ce moment là ? Où est ce que tu es Dieu aujourd'hui, dans mes angoisses liées aux incertitudes pour mon futur, dans ma solitude, dans ma maladie, dans ma vieillesse? Où est ce que tu es?

N'ayons pas peur de crier au Seigneur notre souffrance, parce que Jésus Christ connaît très bien notre histoire, les injustices que nous avons subies, les peurs que nous portons au-dedans de nous. Et c'est pour porter une guérison au cœur-même de nos souffrances qu'il s'est incarné, qu'il a pris un corps capable de ressentir tout ce que nous ressentons, tout en gardant le regard de Dieu sur les événements.


Le problème c'est que nous avons tous la tentation, comme les juifs du temps du Christ, d'attendre un messie différent, un sauveur qui guérirait la souffrance présente dans le monde en l'effaçant. Mais Jésus Christ n'est pas venu avec une baguette magique nous infantiliser en effaçant les blessures de notre histoire. Jésus Christ, par sa croix, est rentré lui-même au plus profond de nos souffrances pour que personne ne puisse se sentir découragé, abandonné dans ce qu'il vit, dans ce qu'il ressent. Il est venu bien sûr nous libérer, nous guérir, nous sauver, mais non pas de la souffrance mais plutôt du péché. Parce qu'il sait que ce n'est pas la souffrance en elle-même, si terrible soit-elle, qui pourra blesser à mort l'homme dans sa dignité la plus profonde, mais notre propre péché, c'est à dire tout ce qui nous retient repliés sur nous mêmes: notre colère peut-être, notre rancune, nos égoïsmes, nos lâchetés, nos médisances, nos paresses...

Ne soyons pas naïfs. Parmi nous, il y a beaucoup d'hommes, beaucoup de femmes et d'enfants qui ont souffert et qui souffrent peut-être encore aujourd'hui de l'injustice et du péché d'autres personnes ; à ces personnes-là je voudrais dire de la part du Seigneur que cette souffrance, ce péché, subi, fait mal, extrêmement mal, c'est vrai, et peut-être qu'il nous a sali dans notre corps, peut-être qu'il nous a blessé dans notre esprit, mais jamais cette souffrance « subie » ne pourra défigurer l'image de Dieu que nous portons au-dedans de nous ; jamais !

Nous avons été crées à image et ressemblance de Dieu. Cette image est marquée à feu en nous, en notre âme, et c'est cette image qui fait la grandeur de l'homme, qui fait toute notre dignité. Cette image, c'est notre capacité de pouvoir partager avec Dieu la vocation à l'amour, au don de soi. Ne permettons pas à nos blessures, à nos souffrances de nous replier sur nous-mêmes et d'éteindre en nous l'amour ; cela serait pire, parce que l'homme véritablement malheureux, c'est l'homme qui n'a plus la force et le courage d'aimer.

Ils sont beaucoup dans notre société ceux qui décident de fermer à clé leur cœur et de ne plus aimer, parce que blessés dans l'amour ils ne veulent plus souffrir. Alors aujourd'hui le Seigneur nous dit que ce n'est pas de souffrir que nous devons avoir peur, mais plutôt de ne pas savoir aimer.

C'est pour cela que Jésus Christ est monté sur la croix, sur ce trône où nous pouvons le contempler dans toute sa royauté, dans toute sa dignité. Parce que la croix ne l'a pas empêché d'aimer ses bourreaux jusqu'à l'extrême, jusqu'à leur pardonner. Dans l'impuissance de la croix, l'amour est l'unique chose qu'il lui reste, l'unique essentiel, parce que c'est dans ce corps dépouillé, «tout impuissant», que nous pouvons plus facilement contempler un amour «tout puissant». L'amour-même de Dieu!

Si Jésus Christ est rentré dans la souffrance, la plus totale, c'est pour nous montrer que nous ne sommes plus obligés de passer notre vie à fuir la souffrance par tous les moyens possibles. Notre croix n'est plus ce lieu vide qui nous effraie; maintenant elle est habitée par une présence, la sienne. Et c'est Jésus Christ, qui présent sur cette croix, par le don de son Esprit Saint, nous ouvre la possibilité d'aimer malgré nos blessures, malgré nos souffrances. Si nous communions à l'Esprit du Christ, aucune souffrance, aucune injustice subie ne pourra nous empêcher de nous épanouir dans l'amour et de goûter ainsi au véritable bonheur, à notre dignité royale!

Abbé Pietro CASTRONOVO - Vicaire à Saint-Martin Normal 0 21 false false false FR-BE X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:none; mso-hyphenate:none; text-autospace:ideograph-other; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman","serif"; mso-bidi-font-family:Mangal; mso-font-kerning:1.5pt; mso-fareast-language:ZH-CN; mso-bidi-language:HI;} /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:none; mso-hyphenate:none; text-autospace:ideograph-other; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman","serif"; mso-bidi-font-family:Mangal; mso-font-kerning:1.5pt; mso-fareast-language:ZH-CN; mso-bidi-language:HI;}