L'asbl AMANOCLAIR possède son site Web : http://www.clairefontaine-arlon.be

(Mis à jour pour la réservation de salles)

Lire la suite...
Homélie du dimanche 25 août 2013 PDF Imprimer Email
Année 2013

La porte du salut, elle n'est pas réservée à une élite ou à un peuple élu : elle est ouverte à tous les hommes ! ... Et pourtant elle est étroite ! Voilà comment je résumerais en quelques mots le message reçu ce dimanche....


La porte du salut que Dieu offre à l'humanité, elle est ouverte à tous ! Voilà la bonne nouvelle de ce jour. La proximité de Dieu n'est pas réservée aux premiers appelés, nos frères juifs, mais à tous les hommes et femmes du monde entier. Quelles que soient leur nation, leur langue, leur couleur, leur culture, tous pensent entendre le Seigneur qui les invite à sa table. Cet appel nous a été transmis à travers l'espace et le temps, et même si nous sommes parmi les derniers et même si c'est à la dernière heure de notre vie que nous y répondons, Jésus nous dit qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire et que nous pourrions même avoir une des premières places aux côtés du maître de maison !

L'ouverture à l'universalité et l'ouverture au salut de Dieu, c'est une même aventure que Jésus propose à tout qui veut le suivre. Dire qu'aujourd'hui, grâce au développement vertigineux des communications, le monde est un village, c'est offrir une nouvelle chance à l'évangile !

L'initiation universelle au salut de Dieu se double d'une exigence : la porte est étroite ! Elle n'est pas étroite parce qu'un Dieu pervers aurait multiplié pour nous les difficultés. Elle est étroite parce qu'elle est passage d'un monde à l'autre, de l'égoïsme à l'amour. Elle est une nouvelle naissance. Pour aimer il faut sans cesse renaître. Au dire de Jésus, la seule exigence que Dieu met au passage de sa porte, c'est d'aimer, encore et toujours... "Ce que vous avez fait au plus petit, c'est à moi que vous l'avez fait." C'est la grande révélation de l'évangile : pour passer la porte, il faut aimer. C'est ce que nous venons sans cesse nous rappeler ici à l'Eucharistie... nous le rappeler mais aussi recevoir la force pour le vivre.

La porte de l'amour, Jésus l'a passé avant nous. Il nous montre le chemin. Il est sur l'autre rive. Il nous attend, à la Maison du Père.

Que dirions-nous à l'enfant à naître qui, au moment d'entrer dans le monde, prendrait conscience de l'étroitesse du passage ?

Avant de lui dire qu'il faut obligatoirement passer, que le passage est impératif, ne faudrait-il pas commencer par lui dire : "Tu es attendu".

Derrière toutes les portes étroites qui jalonnent le cours de nos vies, Die est là, sur l'autre rive. S'il veut que nous passions, c'est pour que nous venions à Lui.

Tel un père qui incite son petit garçon à oser sauter au-dessus du ravin en lui tendant les bras de l'autre côté. "Viens, n'aies pas peur, tu peux sauter ! Papa te recevra !"

Seule une parole peut nous sauver de l'angoisse : nous savoir attendus...

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin