REPAS POUR "LOKOLAMA" à la Petite Bergère à Freylange.

le 30 septembre à 12.30 heures.

Les bénéfices sont réservés au paiement du minerval des nécessiteux de Lokolama (800 élèves)

Apero - menu à base de produits saisonniers (potage, plat principal, Dessert), café.

Prix: 21€ ; enfant de moins de 12 ans: 10€

Merci de s'inscrire avant le 22 septembre chez Suzanne Wiame

(0472/883181 ou 063/219998 le soir SVP

Paiement au compte BE53 1941 1547 4153  de Suzanne Roosens.

en communication Lokolama + nbr de personnes.)


Homélie du dimanche 7 juillet 2013 PDF Imprimer Email
Année 2013

Dans l'Évangile de Luc, le Christ donne l'ordre de mission, j'allais dire à soixante-douze disciples, puisque nous sommes en Belgique c'est mieux de dire septante-deux disciples. Ce nombre de septante-deux n'est pas neutre.

Tout d'abord,  le livre de la Genèse au chapitre 10 énumère, selon les versions, septante ou septante-deux nations établies sur la terre après le déluge. C'est sans doute en pensant à toutes ces ethnies que Luc rédige ces lignes. En fait, saint Luc est le seul des quatre évangélistes à rapporter cet épisode. Ensuite, ce nombre désigne une globalité. Pour mieux comprendre donc ce nombre faisons un peu d'arithmétique.  Peu avant, Jésus avait choisi les Douze parmi ses disciples et il les avait envoyés « proclamer le Règne de Dieu et faire des guérisons ». Ici, « il en désigne encore septante-deux » en leur disant : « Guérissez les malades et dites : « Le Règne de Dieu est tout proche de vous » ». Leur mission est donc identique. Or, les deux chiffres additionnés c'est-à-dire douze et septante-deux, font en tout 84. En nous remémorant des tables de multiplication, nous remarquons 7 fois 12  donne 84, et « 7 » dans la Bible est symbole de Plénitude et le « 12 » symbole de l'universalité.  En parlant donc de septante deux (ce nombre comprend le chiffre 7) disciples envoyés en mission, c'est  toute l'Eglise qui est envoyée en mission partout dans le monde sans exception de lieux. Souvent nous pensons que l'annonce de la Bonne Nouvelle est le travail des prêtres et des agents de pastorale. Aujourd'hui Jésus nous dit que chacun de nous a la responsabilité d'annoncer le royaume de Dieu. Dieu a besoin de nous.  Tout chrétien est donc envoyé à témoigner de l'évangile dans son milieu familial, professionnel, social. C'est pourquoi, le Pape Paul VI disait que «  L'Eglise tout entière est missionnaire, l'œuvre d'évangélisation est un devoir fondamental du peuple chrétien ».

De tous temps, il y a eu et il y a encore des femmes et des hommes qu'on peut qualifier de prophètes qui ont porté et qui portent encore une parole de liberté, de justice, de paix et d'amour dans l'Église. Ces femmes et ces hommes se sont pourtant inspirés et s'inspirent encore des prophètes de la Bible qui n'ont pas eu peur de dénoncer les injustices et d'annoncer l'espérance. On en a deux aujourd'hui :1er Le prophète Isaïe, en 1ère lecture, au 6ème siècle avant le Christ, au retour d'Exil, où tout n'est que désolation et destruction, il annonce une ère de bonheur et de prospérité pour Jérusalem :« Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez à cause d'elle, vous tous qui l'aimez!». Le prophète Isaïe a sans doute fait rire de lui, puisqu'on assistait à la désolation du pays et à la désespérance du peuple d'Israël. Mais Isaïe ne sait pas lasser. Le 2ème c'est Paul dont l'engagement n'est pas de tout repos. Dans sa lettre aux Galates, saint Paul le reconnaît : « Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter. Car moi, je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus ». Ce qui signifie que saint Paul a connu, lui aussi, le rejet et la condamnation, non seulement de ses adversaires, mais aussi de ses proches et de ceux qui faisaient partie de l'Église du Christ. Par ailleurs, au nom de son appartenance au Christ, saint Paul n'a pas eu peur d'annoncer la nouveauté de Pâques.

Ainsi, nous aussi, dans un monde où tout est relatif, osons proposer le Christ et ayons dans notre besace la prière et la paix.

Avvé Arnaud NGOUÉDI - Vicaire à Saint-Martin