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Homélie du dimanche 12 mai 2013 - 1ères communions PDF Imprimer Email
Année 2013

Chers enfants, en ce dimanche où vous allez faire votre première communion, cet évangile nous rappelle que Jésus vient vous adresser, à vous particulièrement, les mêmes paroles qu'il a adressées à Zachée: « Zachée, descends vite : aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison ». Et quelle est la maison qu'il voudrait habiter? Oui, c'est votre cœur. Jésus rêve de pouvoir habiter pleinement votre cœur, comme il a habité celui de Zachée.

Mais dites-vous que quand Jésus vient habiter le cœur de quelqu'un, il vient le changer, forcement l'agrandir. En effet, comment pouvoir contenir tout l'amour de Jésus dans un petit cœur où l'on se sentirait à l'étroit ?! C'est ce qui est arrivé à Zachée : une fois que Jésus est rentré dans sa vie, dans sa maison, dans son cœur, Zachée n'était plus le même. Il en est même arrivé à dire : « Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et si j'ai fait du tort de quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple ». Alors, vous les enfants, êtes-vous prêts à ce que Jésus ouvre grandes les portes et les fenêtres de votre cœur ?

Qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Ça veut dire que, tout en voyant net, tout en parlant clairement, tout en entendant bien, nous risquons de garder en nous un cœur encore parfois aveugle, sourd, muet. « Handicapé », en quelque mot ! 

Oui, reconnaissons-le : notre cœur restera ‘‘aveugle'' tant que nous ne saurons pas faire la différence entre ‘‘regarder'', tout simplement, et... ‘‘voir'', au-delà des apparences. Il restera ‘‘sourd'', tant que nous ne saurons pas faire la différence entre ‘‘entendre'' et... ‘‘écouter''. Il restera ‘‘muet'', tant que nous ne saurons pas faire la différence entre ‘‘parler'' et... ‘‘communiquer''. Notre cœur restera ‘‘pauvre'', tant que nous ne saurons pas faire la différence entre ‘‘prendre'' et... ‘‘recevoir''. Il restera ‘‘paralysé'', tant que nous ne saurons pas faire la différence entre ‘‘faire'' et... ‘‘agir/réaliser''. Il restera ‘‘mort'', tant que nous ne saurons pas faire la différence entre se contenter de ‘‘exister'' et... ‘‘vivre'' !


Combien de fois, par exemple, avons-nous regardé un copain de l'école, la petite voisine, un frère, une amie, au fil des jours, au fil des mois, au fil des années, sans jamais vraiment le/la voir ? Sans jamais en voir sa beauté intérieure, sa richesse d'âme, sa valeur humaine, son épaisseur spirituelle... ?!

La plupart du temps nous nous contentons de regarder ce qu'elle fait en la jugeant et en lui mettant sur le dos une étiquette de péteuse, baraqui, prout-prout, casse-pied, etc, au lieu de voir ce que cette personne est, au plus profond d'elle-même, avec ses blessures, ses tristesses, ses regrets. Rappelons-nous ce que disait Antoine de Saint Exupéry : « On ne voit bien qu'avec le cœur », parce que « l'essentiel est invisible pour les yeux », c'est-à-dire à un regard trop souvent superficiel, qui effleure au lieu d'habiter, qui juge et marginalise au lieu d'essayer de comprendre et excuser.

Combien de fois avons-nous entendu ces personnes nous parler de la pluie et du beau temps, nous raconter des blagues, se mettre tout le temps en avant, sans jamais vraiment aller plus loin, sans vraiment écouter leurs silences, leur besoin de reconnaissance, leurs appels au secours, leur souffrance... ?! On a entendu leurs reproches mais on n'a pas écouté le besoin frustré d'amour qui se cachait derrière ce reproche exprimé de manière maladroite.

Combien de fois attendaient-ils qu'on leur fasse confiance en leur disant qui nous sommes vraiment ; et nous aussi, adultes, nous nous sommes contentés de jouer un personnage devant eux, de mettre un masque, en parlant beaucoup mais sans vraiment rien communiquer, sans rien partager de nous, de ce que nous ressentons, de ce que nous éprouvons... ?! Sans prendre vraiment de risque. Et pourtant, il n'y a pas d'intimité possible sans nudité des deux côtés !

Combien de fois, avons-nous exigé de leur part, leur avons-nous volé, quelque part, ce qu'ils auraient été heureux de nous offrir, tout simplement ?!

Combien de fois nous sommes-nous contentés de rêver notre vie, sans vraiment vivre nos rêves ; d'exister à côtés des autres sans vraiment vivre avec et pour les autres... ?!

Alors, sachez les enfants, que devenir ami de Jésus entraine que notre vie ne sera plus la même, que notre cœur ne soit plus le même. Quand l'amour ardant de Jésus nous pénètre, nous ne pouvons plus rester tièdes. Je pense à cette phrase de François Mauriac : "Le jour où vous ne brûlerez plus d'amour, beaucoup autour de vous mourront de froid" ! Alors, maintenant que vous allez accueillir Jésus dans votre cœur, lui l'incendie d'amour, que aucun de vos amis, en vous croisant puisse continuer à avoir froid. Aucun.

Abbé Pietro CASTRONOVO - Vicaire à Saint-Martin

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