Grande récolte de dictionnaires français et anglais
et de manuels de sciences, physique, chimie, biologie, menuiserie et électricité.

À déposer à la librairie du CDD, rue de Bastogne 46 (Arlon)

Ils seront redistribués aux élèves de Lokolama (Congo).

Merci pour eux !

Homélie du dimanche 14 avril 2013 - 3ème dimanche de Pâques PDF Imprimer Email
Année 2013

Comme je vous le disais en commençant cette Eucharistie, grâce à votre amitié et à votre générosité exprimées l'an dernier à l'occasion du 40ème anniversaire de mon ordination et de mes 20 années que nous avons déjà vécues ensemble à Saint-Martin, une amitié et une générosité qui se sont traduites par ce merveilleux cadeau d'un pèlerinage en Terre Sainte, je viens de vivre durant 10 jours une splendide et interpellante aventure spirituelle au pays de Jésus qui est aussi le pays d'origine des 3 grandes religions monothéistes.

Pas plus tard que jeudi dernier nous étions au lac de Tibériade et nous avons, ensemble avec les 30 pèlerins qui faisaient route avec moi, écouté et médité cette page de l'évangile de Jean qui est justement l'Evangile du 3ème dimanche de Pâques de cette année. C'est avec émotion que je viens de la réentendre avec vous. Cette rencontre de Pierre avec le ressuscité est particulièrement interpellante pour notre foi. Je vous fais part ici de ma réflexion :

Quand Simon-Pierre entendit le disciple bien-aimé lui déclarer sur le rivage : "C'est le Seigneur !" vite – nous rapporte saint Jean – il passa son vêtement et se jeta à l'eau ! Un geste un rien téméraire et démesuré… ! Puis, quand les disciples pêcheurs du lac eurent déjeunés, Jésus dit à Simon-Pierre : "Simon, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?" Un climat d'exagération et de provocation flotte ce jour-là dans l'air, une surabondance au-delà du raisonnable.

Déraisonnable aussi cette joie des apôtres, heureux d'avoir subi des humiliations pour le nom de Jésus… et aussi cette pêche inouïe – après une nuit de galère – qui remplit subitement le filet de gros poissons. L'évangéliste et les autres apôtres ont été jusqu'à les compter : 153 ! … nombre parfait qui exprime l'universalité… Et de plus, le filet a tenu le coup !

Que dire de cette multiplication d'excès et de ce débordement ? Nous sommes bien dans l'ampleur de l'événement pascal ! Pour dire la présence du Christ ressuscité et ce que cela offre comme espérance à l'humanité, il faut que le cœur déborde, qu'il soit en fête et que le croyant se jette à l'eau !

Etonnante question que celle que Jésus pose à Pierre et par delà, à toute son Église : "Est-ce que tu m'aimes plus que les autres ?" Dans la foi, c'est probablement le "trop" qui fait qu'enfin on sort des convenances et qu'on parle et agit sous l'influence de l'Esprit-Saint. L'amour porte en lui-même "l'excès". "Il croit tout, il espère tout". L'amour-passion se dit toujours au superlatif.

Quand on est amoureux, on aime toujours l'être aimé "plus que les autres". L'amour n'est pas raisonnable. La foi ne devrait pas l'être non plus.

Par 3 fois, Jésus pose la question : "Pierre, m'aimes-tu ?" Ce qui est sous-entendu derrière ces questions est déchirant et remet à vif la plaie de la passion. Avant que le coq n'ait chanté 3 fois, Pierre avait répondu : "Non, je ne connais pas cet homme !". Pierre est un passionné et c'est bien là le paradoxe que Jésus l'ai surnommé "Pierre" !

Les passionnés ne sont pas toujours des modèles de stabilité : ils sont toujours tendus vers l'avenir, mais sans toujours savoir où ils iront. Voilà pourquoi la mort de Jésus a été une passion.

"Pierre, m'aimes-tu ?" Ce n'est pas un reproche mais le chant d'une passion qui sera réciproque.

Jésus qui aime Pierre, le passionné, lui confie ses brebis pour qu'il les guide, qu'il marche devant elles, qu'ils prennent des risques ensemble. A sa suite, il lui demande d'être un "bon pasteur".

Si le ressuscité est à l'œuvre dans nos vies, comment le reconnaître, sinon au signe de l'abondance et du trop plein d'amour ? Dans l'histoire de la foi, la tiédeur et le conformisme religieux n'ont pas laissé beaucoup de traces ! L'excès d'amour et la surabondance du don de soi, c'est la marque de Dieu… et des saints. Ici, la surabondance des poissons, comme le surcroît d'amour de Pierre sont un pur aboutissement de tous les signes par lesquels Jésus révélé dans l'évangile de Jean, tous les signes du surcroît, d'un "trop" divin : le vin de Cana, les pains multipliés, l'eau vive jaillissante, l'Esprit promis… Ce sont les signes de la reconnaissance : "C'est le Seigneur !".

Mes amis, qu'est-ce qu'on attend pour donner aujourd'hui, à notre monde, des signes forts et interpelants de l'amour de Dieu pour tout homme ?

Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin

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