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Homélie du jeudi 28 mars 2013 - Jeudi-Saint PDF Imprimer Email
Année 2013

Célébrer la dernière Cène du Seigneur est chaque année un moment d'émotion pour les chrétiens qui se rassemblent. Peut-être d'abord pour les prêtres pour qui c'est le jour de la fête de leur sacerdoce... mais aussi pour chaque disciple du Christ qui prend le temps de célébrer avec lui sa dernière Pâque et d'accueillir les paroles de son testament.

De cette mémorable soirée, je voudrais épingler trois paroles qui renvoient à trois dimensions incontournables de notre vocation chrétienne.

La première, nous venons de l'entendre : "C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez de même, vous aussi." Jésus sait combien les mots peuvent être vite oubliés et parfois résonner creux. Aussi, ce soir-là, en tête de son Testament, il nous laisse un geste fort et interpellant, à la signification profondément universelle, même s'il vient bousculer nos manières trop humaines de faire et de paraître.

Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus les interroge : "Comprenez-vous ce que je viens de faire, moi le Seigneur et le Maître ? C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez vous aussi comme j'ai fait pour vous." Tout est dit, tout est montré.

A vous à qui on vient de laver les pieds, à tous les disciples de Jésus, à l'Église de chaque génération de se convertir à cet esprit de service et à trouver les façons de l'incarner, de l'inculturer dans des comportements, dans un style de vie, parfois dans des institutions, mais aussi dans des vocations particulières, dans des réponses généreuses aux sollicitations de la vie.

Nos maisons, nos communautés - la nôtre - offrent-elles un témoignage interpellant de notre foi avec le souci d'évangéliser les relations de pouvoir et de se faire "serviteurs comme lui"... par amour ?

Ce soir-là, Jésus, souvent pudique sur ses propres sentiments, fait part à ses disciples d'un grand désir qui l'habite. C'est la deuxième parole que je veux mettre en valeur : "J'ai désiré d'un grand désir manger la Pâque avec vous avant de souffrir." (Luc 22). Le dernier repas de Jésus partagé avec ses disciples ne l'a pas été par hasard, ni simplement par un effet de calendrier. Jésus a voulu intensément ce repas.

Célébrer l'Eucharistie, ce n'est donc pas seulement se conformer à un ordre reçu : "Faites ceci en mémoire de moi". Ce n'est pas non plus simplement accomplir une cérémonie rituelle. Célébrer l'Eucharistie chaque dimanche comme "événement pascal", c'est actualiser un geste très fort que Jésus a eu à cœur de vivre totalement jusqu'à verser son sang.

On ne peut pas rejoindre le désir d'un autre sans être soi-même habité par ce désir. C'est inscrit dans la démarche même de l'amour. C'est vrai aussi dans notre relation au Christ : se laisser habiter par le même désir de s'asseoir à table avec lui. Manger la même Pâque que lui. Entrer avec lui dans le même mouvement du don de soi, jusqu'à verser son sang. En un mot, devenir frères de sang de Jésus.

C'est ici que le lavement des pieds et l'Eucharistie se rejoignent et se confondent. Venir à la table de Jésus, devenir son frère de sang ("Devenez ce que vous recevez, le corps du Christ" disait Saint Augustin) et comme lui, servir les autres par amour.

Frères et serviteurs... et plus encore "amis". C'est la troisième parole du Testament que je veux mettre en lumière ce soir. A tous ceux qui acceptent de mettre leurs pas dans les siens, à ceux qui sont amoureux au point de désirer ce qu'il désire, Jésus déclare : "Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître". L'ami est celui qui connaît les secrets de l'autre.

Ce soir, mes amis, je vous souhaite à tous, à vous comme à moi, de grandir dans cette amitié avec Jésus. Qu'elle rayonne dans notre vécu pour donner sens, vie, un souffle nouveau et un avenir éternel à notre monde !

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin

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