Et les travaux  à St Martin ?

La restauration des bas-côtés situés au N-E se termine. Les travaux de charpente et de toiture sont finis. Les pierres sont nettoyées. Les échafaudages sont en grande partie démontés.

Nous pouvons apprécier, de la rue,  le travail réalisé.

Le baptistère a également reçu un sérieux lifting : nouvelle toiture, pierres nettoyées y compris le replacement de 3 pierres de la balustrade.

Les échafaudages vont bientôt être enlevés. Les travaux d'égouttage vont ensuite commencer.

Dans l'ombre,  des travaux ont également lieu comme des travaux de menuiserie et de rejointoiement dans les combles, débloquer des portes, peinture, ...

La tranche 3 de ce 2e marché commence après les congés. Elle correspond à la restauration des bas-côtés Sud.

L'étude du marché 3 est aussi bien avancée. Il consiste en la restauration de la flèche de croisée. Les plans de montage de l'échafaudage sont terminés. La flèche pourra être démontée !


Homélie du dimanche 8 mai 2011 - 3ème dimanche de Pâques PDF Imprimer Email
Année 2011

1ère lecture : du livre des Actes des Apôtres (2,14.22b-33)
2ème lecture : de la première lettre de saint Pierre Apôtre (1,17-21)
Evangile : selon saint Luc (24,13-35)

De tous les récits d'apparitions du Ressuscité à ses disciples, la rencontre au chemin d'Emmaüs est sans doute le plus construit mais aussi le plus cher au cœur des chrétiens. Il nous renvoie certes au mystère de Jésus mais aussi au mystère de l'Eglise appelée par son fondateur à accompagner le chemin des hommes qui peinent et qui doutent, en quête de sens et d'espérance.

Une Eglise qui ne peut à aucune génération faire fi de ce compagnonnage, de cette présence à la foi discrète, respectueuse et aimante de la vie des hommes. Cela faisait dire à François d'Assise : "Evangéliser un homme, vois-tu, cela ne peut se faire qu'en lui offrant d'abord ton amitié, une amitié réelle, désintéressée." (cfr. E. Leclercq, Sagesse d'un pauvre). A toutes les époques, la mission évangélisatrice n'a pas d'autre secret : être présent, vivre avec, écouter, beaucoup écouter, essayer de comprendre le secret de l'autre, quel que soit son âge, sa condition sociale, son passé, ses attentes. C'est le premier secret d'Emmaüs. Il faut beaucoup marcher avec l'autre.

Le deuxième secret, c'est la confrontation du vécu, de la vie avec les Ecritures, avec la Parole de Dieu. Une parole qui demande d'être annoncée, proclamée, expliquée. Malheur à moi, disait l'apôtre Paul, si je n'annonce pas l'Evangile. Malheur à l'Eglise s'il n'y a plus d'apôtre de l'Evangile, si plus personne ne catéchise, ne propose plus la Parole de Dieu comme une parole de guérison, comme une lampe qui éclaire ! Cela réclame de nous tous, frères et sœurs, que nous soyons des familiers de la Parole de Dieu, qu'on cherche ensemble à la comprendre, à la ruminer, à la prier, à l'actualiser ! Oui malheur à nous, si nous sommes tellement occupés et gavés, que le temps et l'envie nous manquent pour nous confronter à la Parole de Dieu... et la transmettre comme un Bonne Nouvelle de vie !

Mais le troisième secret d'Emmaüs qui illumine la vie des chrétiens, c'est celui que nous vivons en ce moment. Celui qui a chaque fois nous permet, comme les deux compagnons du soir, de relire notre vécu avec une profondeur et une espérance inouïes.

Quand nous sommes à table avec le Ressuscité et qu'il nous partage le pain, alors nos yeux s'ouvrent : Dieu était déjà là dans l'écoute et l'amitié... et nous ne l'avions pas reconnu ! La parole partagée était plus qu'une parole humaine, elle était vraiment parole de Dieu donnée. "Notre cœur était tout brûlant en nous tandis qu'il nous parlait !"

Oui, à la table de l'Eucharistie le Christ nous rejoint. Il prend sur lui notre tristesse, notre désespérance et notre péché. Il est "l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde". Venir nous asseoir à sa table, c'est à chaque fois passer avec lui du côté de la Vie et de l'amour vainqueurs.

Si les disciples d'Emmaüs n'avaient pas invité leur compagnon de route à entrer avec eux pour s'asseoir à leur table, jamais leurs yeux ne se seraient ouverts.

Se priver de l'eucharistie, c'est refuser à Dieu de nous ouvrir les yeux de la foi à la joie de la Présence du Christ ressuscité. Une joie qui se partage, qui est aussi communautaire et fraternelle. Une joie qu'on ne peut s'empêcher de dire et d'annoncer à d'autres. Comme au soir d'Emmaüs...

Abbé Jean-Marie JADOT - Doyen de Saint-Martin