Grande récolte de dictionnaires français et anglais
et de manuels de sciences, physique, chimie, biologie, menuiserie et électricité.

À déposer à la librairie du CDD, rue de Bastogne 46 (Arlon)

Ils seront redistribués aux élèves de Lokolama (Congo).

Merci pour eux !

Dimanche 8 novembre 2009 - témoignage sur Lokolama, projet paroissial de solidarité au Congo PDF Imprimer Email
Année 2009

En 2007, année du centenaire de la pose de la première pierre de notre église Saint-Martin, notre Doyen Jean-Marie JADOT a lancé l’idée d’un projet engagé d’ouverture au tiers monde.

 

 

 

 

Sur proposition d’un paroissienne, Suzanne NGIPENGE, épouse de Monsieur Albert WALTENER, le thème d’un partenariat avec la localité de LOKOLAMA est né sous le nom de «Partenariat Ibanga », Ibanga signifiant « la pierre ». Un petit groupe d’action s’est créé et dans un premier temps a fait appel à votre générosité pour réunir les fonds nécessaires à l’aménagement de cinq émergences d’eau à LOKOLAMA. Un peu plus de 8.000 euros ont été envoyés pour la réalisation de ce travail, la main d’œuvre étant fournie par des bénévoles locaux.

Encouragé par ce résultat, le groupe a accepté la proposition de financer la construction d’un centre de santé à LOKOLAMA. Un projet fort détaillé, avec plan et devis, nous a été transmis par Monseigneur Philippe NKIERE, évêque d’INONGO, diocèse dans lequel se trouve LOKOLAMA. L’ensemble du projet a été communiqué à la Fondation Roi Baudouin qui d’emblée nous a accordé sa collaboration, permettant ainsi l’exonération fiscale des dons effectués. Et puis la récolte de fonds s’est poursuivie, sous forme de dons, de collectes, de marches parrainées et de fêtes diverses.

Mais il nous semblait qu’il fallait vérifier sur place la faisabilité du projet et ses chances de pérennité. C’est pourquoi, nous nommes partis à quatre à Kinshasa, delà à INONGO, pour rencontrer Monseigneur NKIERE, à LOKOLAMA enfin. LOKOLAMA est située dans la province de BANDUNDU en pleine forêt tropicale et n’est accessible que par voie d’eau (2 à 3 journées de pirogue à moteur depuis INONGO) et par air, mais seulement par de très petits avions.

Notre propos ce jour n’est pas de vous faire un récit de voyage, mais de témoigner de l’isolement, de la pauvreté, du manque de moyens, mais aussi de la générosité, du sens de l’accueil de cette communauté. Nous ne pouvons pas, encore aujourd’hui, évoquer l’accueil reçu sans une émotion profonde. Nous avons vécu huit jours à LOKOLAMA, huit jours durant lesquels nous avons multiplié les contacts avec le prêtre de la paroisse Saint-Léon, l’abbé Evariste ILANZOLI, avec les six quartiers de la localité, avec les responsables administratifs, les directions de toutes les écoles primaires et secondaires de tous les réseaux d’enseignement, avec les représentants des mamans, des jeunes, le personnel sanitaire du lieu, avec les membres de la Croix-Rouge locale. Et nous avons visité le centre de santé actuel, délabré, misérable, dépourvu de tout, et le local de la Croix-Rouge dans lequel il n’y a strictement rien. Nous avons aussi pu voir les émergences d’eau aménagées et apprendre que le nombre de diarrhées avait diminué de façon considérable. Nous nous sommes souvenus que c’était grâce à vous. Et puis, nous avons assisté à la grand-messe dominicale qui commence à 8h30 et se termine à midi. Et nous avons dit à la communauté que vous étiez en prière en même temps qu’eux (mais moins longtemps !).

A LOKOLAMA, la population souffre terriblement de son isolement ; elle assure sa subsistance par la pêche dans la rivière LOKORO, la chasse dans l’immense forêt tropicale et quelques cultures vivrières. Il y a de nombreuses écoles primaires et secondaires à LOKOLAMA même et dans les nombreux villages que compte cette commune d’environ 20.000 habitants. Ces écoles regroupent 2.800 élèves. Les 800 qui parmi eux risquaient de se voir privé de scolarité parce que leurs parents sont dans l’incapacité de payer le minerval scolaire (1,10 euro en primaire et 1,50 en secondaire) peuvent être assurés que ni cette année, ni l’année prochaine ils ne seront privés d’enseignement et cela grâce à une générosité exceptionnelle qui s’est déployée en quelques jours. Par ailleurs, la Croix-Rouge recevra prochainement les pansements, les gants stériles, les désinfectants dont elle a besoin car, on doit le redire, elle ne dispose de RIEN, grâce à des mobilisations diverses.

Reste le problème du Centre de santé, dont la nécessité est absolue. Le budget est d’environ 60.000 euros et le tiers est déjà rassemblé. Mais des bases solides s’édifient : le terrain sera fourni par l’évêché d’INONGO, toutes les autorisations administratives seront données avec enthousiasme tant le besoin est criant, la construction sera confiée à un chef de chantier et à quelques ouvriers spécialisés recrutés par l’évêché, la population locale fournira bénévolement la main d’œuvre pour le nettoyage et la préparation du terrain d’assiette et pour la confection de briques cuites ; les infirmières et infirmiers sur place nous ont dit qu’ils seraient fiers et enthousiastes à l’idée de travailler dans un centre de santé nouveau. Mais comme ce centre s’accompagnera d’un foyer social pour mères et filles mères en difficulté, et qu’il est indispensable qu’il y ait une direction, l’évêché va essayer, mais c’est une condition indispensable, de trouver un petit groupe de religieuses pour assurer la direction du centre et l’animation du foyer social. Nous avons averti la population qu’il nous faudrait encore quelques temps pour réunir l’ensemble des fonds nécessaires. Mais ce délai nous donne aussi le temps de bien préparer l’entreprise et d’assurer sa pérennité.

Au début de l’année prochaine, une soirée d’information plus complète sera organisée dans la salle paroissiale. Il y sera présenté un film réalisé par Suzanne WALTENER-NGIPENGE qui se trouve encore au Congo jusqu’à fin novembre.

Dernier appel : nous paroissiens de Saint-Martin, nous sommes appelés à porter tous ensemble ce projet.

Avant qu’il vous soit donné lecture de messages émouvants, laissez-nous vous dire que nous avons rencontré à LOKOLAMA ceux dont l’Evangile dit « n’ayant rien et possédant tout ».

 

Christiane et Henri BOSSELER, Suzanne WALTENER–NGIPENGE et Suzanne