PELERINAGE DU SUD-LUXEMBOURG A BEAURAING

MARDI 24 SEPTEMBRE

Départ en car : Maison de la Culture à 8h10.

Stockem (devant l'église) 8h20.

Habay (Rosaire) : 9h

Au programme

11h00 : Messe

14h30 : Chapelet
15h00 : Salut

16h30 : Départ de Beauraing.

Repas libre.
Possibilité de vous inscrire personnellement chez les Sœurs pour le dîner : Tél. à l'accueil : 082 647516.

Inscription au secrétariat paroissial (063/226507) de St-Martin pour le 18/09

Le prix dépendra du nombre de participants.


Homélie du dimanche 15 mars 2009 - 3ème dimanche de Carême PDF Imprimer Email
Année 2009

1ère lecture : du livre de l'Exode (20,1-17)
2ème lecture : de la 1ère lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1,22-25)
Evangile : selon saint Jean (2,13-25)

 

"Le monde, s'écriait l'apôtre Paul, recherche la sagesse. Nous nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens !"

 

 

Un Dieu fou "qui pousse un coup de gueule", qui se met à taper dans le tas… au risque de se faire lyncher : voilà l'étrange scène de l'évangile de ce dimanche ! Manifestement ce coup de balai de Jésus qui s'en prend aux marchands du Temple, c'est bien plus qu'une charge contre un minable commerce perçu comme déplacé dans la Maison de Dieu ! En effet, ce que les marchands proposaient aux pèlerins venus souvent de loin, étaient des animaux nécessaires aux sacrifices !

Pour Jésus, ce geste fou se veut un signe fort de la nouveauté radicale de ce qu'il vient apporter à l'humanité ! Il vient remettre en question nos certitudes et nos croyances. "Détruisez ce temple et en trois jours, je le relèverai !" "Mais le temple dont il parlait, confie saint Jean, c'était son corps." Jésus vient bien libérer l'homme de la servitude des rites extérieurs, des sacrifices… et même de la beauté des pierres qui constituent le temple comme espace sacré. Avec lui, le temple véritable, l'espace sacré, c'est bien autre chose qu'une maison de pierres, c'est son corps ressuscité.

Comme dit Paul, un tel message relève de la folie de la croix et ne se comprend qu'à la lumière de Pâques. L'authentique et unique temple de Dieu, désormais, celui qui signifie la présence de Dieu au milieu du monde, c'est le corps du Christ ressuscité ! C'est là que l'on peut rejoindre, en vérité, le sacré ! Et l'apôtre Paul qui  a compris le mystère pascal "de l'intérieur" prolongera cette révélation en disant à sa communauté : "Et le corps du Christ, c'est vous ! Chacun pour sa part !"… Nous sommes les membres du corps du Christ !

C'est la même annonce que Jean nous livre par ailleurs dans le récit de la rencontre de Jésus avec la samaritaine à qui Jésus confie que "désormais, ce n'est plus au temple de Jérusalem, ni sur la montagne de Samarie que l'on doit adorer Dieu mais "en esprit et en vérité". A la fin de son très beau livre au succès retentissant "Le Christ philosophe" – un livre que je ne peux que vous recommander – l'historien des religions Frédéric Lenoir fait en quelque sorte de cette révélation un des sommets du message de Jésus.

Oui, ici, nous sommes bien au-delà de la sagesse humaine, nous touchons ici à la folie de l'Amour de Dieu révélée en Jésus. C'est l'homme désormais qui est sacré, qui est le temple de Dieu. Et le plus beau signe de cette sacralité que les disciples de Jésus peuvent écrire pour leurs frères humains, c'est quand ils s'aiment comme des frères et que, dans la richesse de la diversité, ils sont le corps du Christ toujours vivant !

Quel message ! Quelle folie ! Quelle remise en question permanente : le sacré, ce n'est pas les pierres de notre église aussi belle qu'elle soit ! Le sacré, le vrai, ce sont les pierres vivantes que nous sommes ! Le message d'amour du Christ se donne à découvrir et à contempler dans l'amour de nos vies !

Frères et sœurs, mes amis, à cette étape de notre chemin vers Pâques, reprenons conscience de la formidable vocation-mission que Jésus nous confie et que nous venons ressourcer et conforter à chaque Eucharistie !

Je termine, en vous laissant méditer, une fois encore, cette parole admirable de saint Augustin qui disait à ses frères chrétiens lorsqu'il leur déposait le pain eucharistique dans la main au moment de la communion : "Devenez ce que vous recevez… le corps du Christ !" A chaque fois, répondre "Amen", c'est un véritable engagement, un nouveau départ en mission !

 

Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin