PELERINAGE DU SUD-LUXEMBOURG A BEAURAING

MARDI 24 SEPTEMBRE

Départ en car : Maison de la Culture à 8h10.

Stockem (devant l'église) 8h20.

Habay (Rosaire) : 9h

Au programme

11h00 : Messe

14h30 : Chapelet
15h00 : Salut

16h30 : Départ de Beauraing.

Repas libre.
Possibilité de vous inscrire personnellement chez les Sœurs pour le dîner : Tél. à l'accueil : 082 647516.

Inscription au secrétariat paroissial (063/226507) de St-Martin pour le 18/09

Le prix dépendra du nombre de participants.


homélie du dimanche 8 mars 2009 - 2ème dimanche de Carême PDF Imprimer Email
Année 2009

1ère lecture : du livre de la Genèse (22,1-2.9a.10-13,15-18)
2ème lecture : de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (8,31b-34)
Evangile : selon saint Marc (9,2-10)

 

En ce 2e Dimanche de Carême, l’Eglise nous propose cet Evangile de la transfiguration, en préparation à la Paque. Jésus a averti les disciples qu’il subira la passion, qu’il sera tué, et le troisième jour, il ressuscitera, et cet annonce les a effrayés, tant que Pierre voudra empêcher Jésus de rentrer dans cette mission, et Jésus lui dira : « Passe derrière moi, Satan, car tes pensées ne sont pas selon Dieu, mais selon les hommes ».

 

 

 

Pour les encourager, les fortifier dans la foi, Jésus prend Pierre, Jacques et Jean, et les emmène sur une haute montagne, et là il est transfiguré devant eux : il est transformé, les traits de son visage changent, en se montrant ainsi glorieux, resplendissant, en vêtements blancs, tel un Ange du Seigneur. Les prophètes Moise et Elie apparaissent, et lui rendent témoignage, eux qui sur la montagne de l’Horeb avaient contemplé la gloire de Dieu, en montrant par là que ce Jésus transfiguré est véritablement ce Dieu qu’ils ont contemplé  de leur vivant.

 

Cet Evangile a une relation avec nous, aujourd’hui. En ce Carême, en chemin vers Pâques,  le Seigneur voudrait nous encourager, et nous montrer sa gloire, un aperçu de la résurrection, car, peut-être, nous-aussi, comme les disciples, sommes effrayés, ne sachant pas trop ce que veut dire « ressusciter d’entre les morts ». Alors le Seigneur voudrait nous emmener sur une montagne, pour se montrer transfiguré. Quelle est donc la montagne sur laquelle il est en train de te conduire ?

 

Cette montagne c’est la situation concrète dans laquelle tu te trouves aujourd’hui, que peut-être tu ne comprends pas, mais dans laquelle Dieu t’attend. Et quelle est cette gloire qu’il voudrait te montrer ? C’est la même gloire qu’a vu Abraham, lorsqu’il est monté, lui-aussi, sur une montagne, le Morya, puisque Dieu lui demande de sacrifier son fils unique, Isaac.

 

Mais, comment est-il possible que Dieu lui demande cela, de lui immoler le fils de la promesse, que le Seigneur lui-même lui a fait engendrer dans la vieillesse ? Cela nous scandalise, et nous ne le comprenons pas. Mais c’est la même situation que nous vivons. Le Seigneur nous a promis le bonheur, un fils - si vous voulez -, à travers le fait de te marier, d’avoir des enfants, une famille, un travail, des études, etc., et à un moment donné, il semble que Dieu te demande de le sacrifier, par des épreuves : les problèmes de ménage, ton mari qui est parti et t’a laissée, ou qui veut partir ; ou alors le caractère insupportable de ta femme ; l’éducation de tes enfants, qui ne sont jamais comme tu voudrais ; la précarité du travail, maintenant, avec certains d’entre nous qui ont été mis au chômage, ou au chômage technique. Certains, le Seigneur les a éprouvés en leur prenant effectivement ce fils Isaac – il n’a pas fait semblant, le Seigneur -, à travers un deuil, sérieusement, ou encore l’épreuve de la maladie, de la vieillesse. Et à nous de nous demander pourquoi. Dieu est-il un Père monstrueux ? Ou alors veut-il, par l’épreuve, sur la montagne, se révéler, montrer sa gloire. Sur la montagne de la transfiguration, une nuée apparaît, signe de l’incertitude, de l’épreuve, et une voix se fait entendre qui indique Jésus comme étant le Fils unique, le bien-aimé, qu’il faut écouter. Qu’est-ce qu’il te faut écouter, aujourd’hui ? Qu’est-ce que le Seigneur est en train de te dire à travers les faits que tu vis ? Il te dit te monter sur la montagne et d’immoler ton fils : de rentrer dans les événements que Dieu te propose, comme Abraham, qui n’a pas hésité à prendre le couteau pour sacrifier Isaac. Sacrifier l’idée que nous avons sur les autres, de comment ils sont et comment ils devraient être : le jugement que tu portes sur ta femme, sur tes enfants, que tu ne peux pas aimer, parce que ils ne sont pas comme tu veux. Renoncer au projet que nous nous sommes fait sur comment devrait être notre famille, nos affections, que les autres doivent nous aimer et respecter. Immoler notre projet de travail, dans lequel nous cherchons le bonheur : peut-être, renonçant concrètement à quelques heures de plus, pour rester plus longtemps avec notre famille, avec nos enfants. Et tu feras la même expérience d’Abraham, dont Dieu a empêché de sacrifier le fils, en pourvoyant un bélier : ce bélier c’est Jésus-Christ, que Dieu le Père n’a pas voulu refuser, qui a pris la place d’Isaac, qui s’est véritablement et volontairement immolé. C’est lui qui a pris notre place, et qui t’attend, là, dans les événements que tu n’acceptes pas, et où Dieu t’invite à rentrer, pour expérimenter sa gloire. Cette gloire, gage de la résurrection du Seigneur, c’est constater que tu ne meurs pas, puisque le Christ s’est immolé pour toi, et son Père l’a ressuscité d’entre les morts, il est vivant ! De sorte que maintenant nous pouvons aimer ; nous pouvons rentrer dans la mort, en sacrifiant l’idée, le jugement que nous portons sur les autres. Et ils t’apparaîtront transfigurés, transformés : tu verras le Christ dans les autres ; dans ta femme, Jésus-Christ ; dans ton mari, qui normalement, quand il se transforme te semble terrible, le visage de Jésus-Christ apparaît.

 

Soudain, nous aussi serons transfigurés : les traits de notre visage se transformerons, et nous serons pleins de joie, contents d’aimer l’autre tel qu’il est, ressuscités.

Tout cela, par nos seules forces, nous est impossible.

 

Mais le Seigneur, aujourd’hui, nous invite à monter sur cette montagne, qui est cette Eucharistie, où il se montrera transfiguré : c’est lui qui va être immolé, à notre place, pour nos péchés, et qui va se transformer en prenant la forme du Corps et Sang glorieux, sous les espèces du pain et du vin, qui, ici offerts, seront transformés véritablement.

 

Demandons au Seigneur, par la participation à cette Eucharistie, qu’il nous accorde la foi pour le voir, maintenant, transfiguré et glorieux ; et, en communiant à son Corps et à son Sang, de pouvoir être transfigurés, nous-aussi, pour cheminer avec foi vers la Paque de Résurrection.

 

Ciro LIPARTITI – Diacre et séminariste – stagiaire à Saint-Martin