Grande récolte de dictionnaires français et anglais
et de manuels de sciences, physique, chimie, biologie, menuiserie et électricité.

À déposer à la librairie du CDD, rue de Bastogne 46 (Arlon)

Ils seront redistribués aux élèves de Lokolama (Congo).

Merci pour eux !

Homélie du dimanche 12 octobre 2008 PDF Imprimer Email
Année 2008

1ère lecture : du livre d'Isaïe (25,6-9)
2ème lecture : de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens (4,12-14.19-20)
Evangile : selon saint Matthieu (22,1-14)

 

Voilà des lectures qui peuvent sans doute en faire saliver plus d'un… rien qu'au récit… et surprise : on n'hésite pas à ratisser large pour lancer les invitations !

Pourtant, autre surprise de taille : on ne se bouscule pas pour répondre ! Bien au contraire, la joyeuse invitation est reçue dans l'indifférence et le mépris général !

Alors, pourquoi les invités font-ils la fine bouche ? Comment expliquer ce refus de passer à table ?

L'Evangile lui-même suggère un début de réponse. Le refus des invités à la noce, c'est d'abord le refus des hommes d'affaires, des gens trop occupés qui s'en vont "l'un à son champ, l'autre à son commerce". Nous avons peut-être à nous demander sérieusement si nous ne sommes pas devenus, chacun et chacune à notre manière et peut-être à notre insu, des femmes et des hommes d'affaires. Que nos affaires soient patronales, commerciales, associatives, sportives… ou ecclésiastiques… ne sommes-nous pas à ce point débordés que nous ne prenons plus le temps pour répondre à certaines invitations essentielles ? Il y a même des vies d'enfants de 10 ans qui sont submergées par les activités, qui n'ont plus une minute à eux pour s'ouvrir à une vie intérieure, à "la gratuité" (pour reprendre un mot évoqué il y a quelques dimanches.)

Quand Dieu invite, que d'excuses et de faux-fuyants !

Mais voici que Dieu nous surprend toujours !

Devant nos refus et nos fuites, il élargit à d'autres le champ de son invitation. Il part à la croisée des chemins inviter n'importe qui… les mauvais comme les bons ! Il ne cesse d'agrandir la table. Il la dresse aux dimensions du monde. Une immense table qui va du Nord au Sud.

Tout est prêt ! Ils arrivent de tous les coins du monde. Des Chinois et des Américains, des noirs d'Angola et du Soudan, des Afghans et des Indiens, des Palestiniens et des Israéliens (peut-être pas encore dans le même bus !). Ils viennent de partout. Une belle table de noce est dressée aux dimensions du cœur de Dieu, un Dieu qui invite aux épousailles de son Fils avec l'humanité. Un vrai mariage d'amour, un vrai mariage royal ! Le Fils est revêtu d'une tunique toute blanche et belle comme un matin de Pâques.

Frères et sœurs, derrière cette fresque parabolique, poétique et séduisante, qu'y a-t-il comme message pour nos vies d'hommes et de femmes, d'enfants et de jeunes ?

Ce message, il est essentiel pour qui veut l'entendre : nous sommes aimés par Dieu, follement ! Dieu a fait alliance avec l'humanité dans le don de son Fils, une alliance éternelle et universelle. Voilà LA bonne nouvelle de l'Evangile. Une bonne nouvelle qui demande d'être accueillie mais aussi vécue, annoncée et célébrée. Cela réclame que nous prenions du temps pour Dieu, pour aimer et nous laisser aimer par lui, gratuitement… Passer du temps pour Dieu… nous savons que c'est un des grands défis de notre époque auquel nous sommes tous confrontés. Prendre du temps pour dire "oui" à celui qui invite… !

A méditer !

 

Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin