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Homélie du dimanche 7 septembre 2008 PDF Imprimer Email
Année 2008

1ère lecture : du livre d'Ezékiel (33,7-9)
2ème lecture : de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (13,8-10)
Evangile : selon Matthieu (18,15-20)

 

 


Plutôt bien vu le choix de ces trois lectures en cette période de rentrée ! A l'heure où bon nombre d'entre nous ont repris ou vont reprendre le chemin de l'école, du travail mais aussi retrouvent divers engagements associatifs ou paroissiaux, c'est impressionnant d'entendre saint Paul nous redire qu'il y a une dette envers les autres que nous n'aurons jamais fini de remettre : la dette de l'amour mutuel ! Au mot amour qui est peut-être un peu banalisé, nous devrions préférer le mot "agapé", c'est-à-dire l'amour entre frères qui a sa source en Dieu ! Nous sommes vraiment ici au fondement de toute la vie fraternelle vécue au nom de notre foi au Christ, de toute vie communautaire chrétienne, et même de toute vie de couple ou de famille qui acceptent de mettre Jésus au milieu d'eux. C'est lui Jésus qui vient de nous le redire : "Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux".

 

C'est là pourtant que l'Evangile de ce dimanche vient encore nous inviter à une remise en question salutaire ! Face à la dégradation des relations humaines où l'on risque toujours de s'enfoncer un peu plus bas, Jésus ose – c'est vraiment le mot ! – nous proposer une remontée par étape en essayant toutes les formes possible du pardon et de la réconciliation. Face à l'escalade du mal, il propose l'escalade de "la renaissance".

Parler de correction fraternelle, cela nous met sans doute mal à l'aise. De quel droit, moi qui suis aussi faible et pécheur, je puis aller trouver mon frère pour le reprendre. Délicat ? Oui, sans doute… et pourtant quelle catastrophe plus grande encore quand on laisse les relations, les couples et les communautés s'étioler dans l'indifférence, quand on se tait face au mal, quand on n'ose plus parler de péché, le dénoncer… et laisser Dieu le pardonner.

L'agapé, la charité fraternelle va jusque là : aider mon frère à rester fidèle, l'aider à se redresser si nécessaire, à retrouver la joie de Dieu. Ici encore, le rôle et la mission des familles est irremplaçable.

Je fais de toi, dit Dieu à Ezékiel, un guetteur pour la maison d'Israël, celui qui prévient du danger. Aujourd'hui encore, Dieu interpelle son Eglise, même les plus petites cellules et il fait publier cette annonce : il engage des portiers de nuit pour baliser la route du monde. Pour cette mission, Dieu engage.

En ce dimanche d'ouverture d'une nouvelle année pastorale, c'est à la lumière de la Parole de Dieu que nous venons d'entendre que je vous invite à reconsidérer vos propres engagements ! Bonne route !

 

Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin

Vous êtes peut-être en train de penser : "C'est bien beau, c'est même trop beau ! La réalité est souvent en décrochage avec l'idéal ! Quand on doit vivre en équipe, en famille ou en couple avec des rancœurs, des jalousies, des mesquineries ou parfois même simplement avec des silences mortifères, ce n'est pas évident de voir le Christ au milieu de nous ! Beaucoup d'entre nous pourraient sans doute raconter !