Et les travaux  à St Martin ?

La restauration des bas-côtés situés au N-E se termine. Les travaux de charpente et de toiture sont finis. Les pierres sont nettoyées. Les échafaudages sont en grande partie démontés.

Nous pouvons apprécier, de la rue,  le travail réalisé.

Le baptistère a également reçu un sérieux lifting : nouvelle toiture, pierres nettoyées y compris le replacement de 3 pierres de la balustrade.

Les échafaudages vont bientôt être enlevés. Les travaux d'égouttage vont ensuite commencer.

Dans l'ombre,  des travaux ont également lieu comme des travaux de menuiserie et de rejointoiement dans les combles, débloquer des portes, peinture, ...

La tranche 3 de ce 2e marché commence après les congés. Elle correspond à la restauration des bas-côtés Sud.

L'étude du marché 3 est aussi bien avancée. Il consiste en la restauration de la flèche de croisée. Les plans de montage de l'échafaudage sont terminés. La flèche pourra être démontée !


Homélie du 7 octobre 2007 PDF Imprimer Email
Année 2007

1ère lecture : du livre d'Habacuc (1,2-3;2,2-4)
2ème lecture : de la seconde lettre de saint Paul Apôtre à Timothée (1,6-8.13-14)
Evangile : selon saint Luc (17,5-10)

1. Bref commentaire de l'Evangile

Dans l'évangile, les apôtres demandent à Jésus : "Augmente en nous la foi". Cette prière est aussi la nôtre. Dans sa réaction, Jésus parle du service à rendre comme devoir chrétien. C'est sans doute ce que Paul dit de mieux en 1Co 13 : "Quand j'aurais la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien." L'apôtre Pierre le souligne en reconnaissant que la foi sans les œuvres est une foi morte. Bref, la belle page de l'évangile de ce week-end nous rappelle que la foi se concrétise par le service avec humilité et avec amour.

2. Témoignage de mon ministère au Grand Séminaire Interdiocésain Saint-Cyprien de Kikwit en R.D.C.

C'est cette conviction qui est à la base de mon ministère au Grand Séminaire de Kikwit au Congo. Je remercie le doyen Jean-Marie qui me donne l'occasion de vous en faire part aujourd'hui. Le Grand Séminaire Saint-Cyprien se situe dans la ville de Kikwit à environ 550 km à l'est de Kinshasa. L'année passée, il y a eu 87 séminaristes provenant principalement de cinq diocèses.

En novembre 2006, les 5 évêques responsables de ce Séminaire étaient aux abois et allaient fermer le Séminaire. Quand ils m'ont nommé responsable de ce Séminaire, j'ai refusé. Mais après réflexion, j'ai accepté d'en prendre la direction. J'ai accepté par amour pour les 87 jeunes auxquels je voulais donner aussi la chance de devenir des serviteurs de Dieu à travers le service des humains. Les prêtres sont les rares intellectuels qui oeuvrent dans les milieux les plus reculés du pays. Ils participent à la promotion de la dignité des paysans abandonnés à leur propre sort. En plus, j'ai été moi-même un des séminaristes pionniers de ce Séminaire qui avait ouvert ses portes en 1983. Je me disais que j'avais étudié en Belgique en vue de rentrer former aussi mes futurs confrères.


Avant d'accepter, mon refus et mon hésitation (vous le devinez sans doute) étaient dus aux nombreuses difficultés que traverse le Séminaire et le pays.


Les organismes qui aident sont saturés. Par conséquent, il n'y a pas assez de moyens financiers pour le fonctionnement du Séminaire : notamment pour assurer les études, nourrir et soigner les séminaristes, pour assurer les voyages et payer les honoraires des professeurs visiteurs, pour assurer l'entretien de nos vieux bâtiments en délabrement avancés, pour réfectionner les mobiliers : les bancs ou les écritoires, les serrures de portes, les tables, les chaises…


Comme si cela ne suffisait pas, le pays traverse une situation socio-économique de crise. Les prix sont en augmentation : par exemple, un sac de poissons acheté à 10€ en novembre 2006, revenait à 45€ en mai 2007. Le crash de l'avion dont les médias ont fait l'écho est symptomatique de la situation inquiétante du pays où l'on ne compte plus les morts à cause de plusieurs fléaux : l'ébola, le choléra, le sida, la malaria…


Devant ces problèmes et tant d'autres, on ne sait plus par où commencer. Il devient malheureusement une habitude de clôturer l'année académique avant la date normale. Le problème qui me tient le plus à cœur est la sécurité alimentaire. C'est pourquoi avec votre concours et celui des Séminaristes, j'ai déjà réalisé quelques activités d'autofinancement : les champs de manioc, de maïs, de haricots, d'arachides, de bananes plantain…


Malgré ces efforts, le rendement est encore faible. A cause des outils utilisés rudimentaires (la houe et la machette). Par manque d'électricité, on doit concentrer toutes les activités (étude, enseignement, travail manuel…) entre le lever et le coucher du soleil. A la tombée de la nuit, on ne sait plus rien faire. Avec la misère si généralisée, à cela s'ajoutent les cas de vols répétés et du banditisme fort décourageant.


Cependant, je ne baisse pas encore les bras. Je compte aussi sur votre solidarité, votre générosité. Et je vous assure que votre aide servira à l'élevage de chèvres et de moutons, et bien sûr à continuer les travaux des champs. Vos nombreux gestes de charité ont déjà sauvé la vie à plusieurs futurs prêtres congolais et en sauveront d'autres. Ils sont porteurs d'espoir pour nous.


Au nom du Séminaire et en mon nom personnel, je vous remercie de tout cœur.


Que le Seigneur bénisse vos initiatives de solidarité et vos gestes de charité. Qu'ils soient pour vous et pour vos familles une source abondante de grâce dans le Christ. Merci beaucoup et de tout cœur !


Abbé Albert KENKFUNI Oblipe – Supérieur du Grand Séminaire de Kikwit (R.D.C.)