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Homélie du dimanche 5 novembre 2006 PDF Imprimer Email
Année 2006

1ère lecture : du livre du Deutéronome (6,2-6)
Evangile : selon saint Marc (12,28b-34)

 

J’ai eu le grand bonheur mardi dernier d’assister à la conférence du Père Timothy RADCLIFFE, ancien maître général des dominicains, à la basilique de Koekelberg (trop petite pour la circonstance), dans le cadre de la semaine d’humanisation et d’évangélisation de la Ville « Bruxelles – Toussaint 2006 », un moment exceptionnel tant par la force du message que par l’enthousiasme de la foule venue l’écouter ! Pourtant, plusieurs médias, peu enclins aujourd’hui à relever des signes de vitalité de notre Eglise, ont boudé l’événement.

Le Père RADCLIFFE, une des personnalités les plus charismatiques de l’Eglise de ce début de siècle est connu pour ne pas manier la langue de bois ! Mardi matin, il parlait de l’évangélisation des jeunes. J’aurai l’occasion de revenir sur certains de ces propos. Ce dimanche, en écho à la parole d’Evangile que nous venons d’entendre, je voudrais repartir d’une de ses paroles qui m’a interpellé ! « L’évangélisation exige un profond renouvellement de l’Eglise : il nous faut mourir et renaître si nous voulons être des témoins crédibles. »

Et le Père RADCLIFFE de rappeler à ceux qui n’auraient pas compris que l’Eglise – et l’Eglise, c’est nous aussi ! – ne peut ignorer « les étrangers qui arrivent en masse chez nous mais aussi les parents divorcés et remariés, les familles monoparentales, les cohabitants, les couples homosexuels ». Si l’Eglise ne leur tend pas la main, ne va-t-elle pas « devenir simplement une secte introvertie, une petite cité fortifiée ? » Au contraire « nos Eglises doivent être des maisons pour toute l’humanité, avec ses drames et ses réalités complexes ».

Pour approcher le Royaume de Dieu, à la manière du scribe de l’Evangile, nous tous baptisés, pape, évêques, prêtres, religieux, laïcs engagés ou pratiquants occasionnels, il nous faut sans cesse mourir à nos sécurités et à nos certitudes, à nos lois et à nos institutions, à nos frilosités et à nos jugements tout faits pour renaître à l’amour qui vient de Dieu et qui est Dieu, cet amour sans limites et sans exclusives que Jésus est venu apporter au monde, par sa parole, ses gestes, sa vie, sa mort et sa résurrection pour que tout homme puisse connaître le bonheur et le salut.

La Résurrection de Jésus, c’est la victoire de l’amour de Dieu inscrite à jamais dans l’humanité. « Aimer à perdre la raison », chantait Jean FERRAT…, aimer et toujours pardonner…, toujours recommencer à aimer…, chercher sans cesse à être à l’écoute de l’autre (comme Pietro nous le disait, il y a 8 jours) pour découvrir quelle est la porte d’entrée de son cœur, car nous avons tous des attentes et des aspirations différentes…, accueillir la différence…, faire de l’amour pour l’autre la priorité de notre vie…, ah ! si nous pouvions déployer autant d’énergies pour aimer que nous en déployons pour acquérir de l’argent et des biens, du savoir et du pouvoir… L’amour seul peut vraiment combler votre cœur… et dans la foi nous ajoutons « l’amour seul peut traverser la mort ! »

Frères et sœurs, mes amis, dans notre assemblée de ce dimanche où nous faisons mémoire de tous ceux et celles qui nous ont quittés ces derniers mois, vous êtes plus d’un à avoir accompagné un être aimé dans la dernière étape de sa vie, étape difficile, dégradante parfois de la maladie implacable. Sans compter votre temps, votre fatigue, vos renoncements, vous avez aimé l’autre en donnant une part de vous-mêmes. Vous avez connu quelque chose de l’aventure de Jésus qui est allé jusqu’au don total ! Je vous souhaite de croire en l’éternité de l’amour ! C’est au cœur de Dieu qu’on se retrouvera, follement aimés pour toujours !

 

Abbé Jean-Marie JADOT  - Doyen de Saint-Martin