La Fête de Sainte Faustine avec la Conférence sur la Miséricorde Divine et la Miséricorde à travers la libération

VENDREDI 5 ET SAMEDI 6 OCTOBRE 2018

CONFÉRENCE GUIDÉE PAR LE PÈRE PAUL MARIE DE MAUROY,

Père Paul Marie de Mauroyest frère de la Communauté StJean, philosophe et théologien,ayant exercé diverses responsabilités dans l'Eglise (surtout de prédication). Il est actuellement exorciste des Diocèses de Modène (Italie) et de Beauvais(France).

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homélie du dimanche 4 décembre 2005 PDF Imprimer Email
Année 2005

1ère lecture : du livre d’Isaïe (40,1-5.9-11)
2ème lecture : de la deuxième lettre de saint Pierre Apôtre (3,8-14)
Evangile : selon saint Marc (1,1-8)

Nous venons d’ouvrir l’évangile de Marc : « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, Fils de Dieu… » Le plus petit des quatre évangiles est clair : c’est le commencement d’une bonne nouvelle qu’on n’a pas fini d’écrire…

Et le premier témoin de cette bonne nouvelle, c’est Jean, le fils du prêtre Zacharie, cousin de Jésus par sa mère Elisabeth, surnommé « le Baptiste » : un original, un farfelu même dans son comportement et sa tenue vestimentaire. Pourtant il séduit les foules. Il apporte quelque chose de neuf sur Dieu et sa parole a les accents de la sincérité. Comme tous les hommes de Dieu qui ont le courage de parler vrai, il ne prêche pas seulement dans le sens du poil ! C’est tout le contraire d’un démagogue. Il ne cherche pas des clients et il n’a que faire des flatteurs. Sa parole dérange et chacun se sent concerné. Il ne craint pas d’inviter à un baptême de conversion pour le pardon des péchés… Il va même plus loin. Malgré le prestige dont il jouit parmi le peuple qui accourt de partout pour recevoir son baptême d’eau, le Baptiste crée l’événement en annonçant la venue « d’un plus puissant que lui ». Lui, n’est qu’un messager pour préparer la route à celui qui a la puissance de faire naître à la Vie de Dieu, de nous sortir du pouvoir du mal et de la mort pour faire de nous des « sauvés », des êtres divinisés. Celui qu’il annonce, c’est plus qu’un prophète, c’est un Sauveur.

Frères et sœurs, en cette deuxième étape du chemin d’Avent, laissons monter en nos cœurs cette question essentielle : « Que signifie pour moi oser affirmer que Jésus est le plus puissant » ? Dire que Jésus est supérieur aux autres prophètes, est-ce du mépris envers les autres voix prophétiques et les maîtres à penser qui ont questionné le monde ou qui le questionnent encore ? Est-ce une prétention dépassée de l’Eglise ? Toutes les religions ne se valent-elles pas ? Pourquoi suivre plus Jésus qu’un autre ?

A la lumière de l’Evangile, la réponse que m’inspire ma foi est celle-ci : le Christ n’est pas seulement pour moi un grand prophète à la parole séduisante – ce qui est un jugement subjectif et donc sujet à contestation – mais la puissance de son amour qui a culminé dans sa victoire pascale a fait de lui, bien plus qu’un prophète, un sauveur qui a la puissance de sortir l’homme des griffes du mal et de la mort. Dans la foi, je l’accueille comme le Fils de Dieu. Lui seul peut pardonner et ressusciter. Lui seul peut offrir plus qu’une vie mortelle.

Cette démarche est un cri de foi où j’engage ma confiance et mon cœur. Cela doit devenir une réponse personnelle et vitale à la question que Jésus posera à l’apôtre Pierre après sa Résurrection : « Pierre, m’aimes-tu ? »

C’est seulement au nom de cet amour (unique pour moi) que je peux accepter de me convertir, de bouleverser ma vie, la risquer, la donner.

Le christianisme, c’est bien plus qu’une religion, des rites, des préceptes, une morale, c’est un amour qui me saisit tout entier.

Parce que Jésus est Sauveur, tout peut changer dans ma vie !

On se retrouve toujours au commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, Fils de Dieu… on doit toujours recommencer à l’écrire… C’est cela l’Avent… recommencer à écrire la Bonne Nouvelle ! Lui tracer de nouveaux chemins…

 

Abbé Jean-Marie JADOT – Doyen de Saint-Martin